COPIE DU Portrait de Mika Morozov - Valentin Alexandrowitsch Serow Chez Tatiana Pivovarova, tout commence par l’apprentissage du regard. Très tôt, à Abakan en Russie, dans cette petite école d’art réaménagée dans une ancienne crèche, elle apprend, enfant, à voir avant de peindre. Elle s’initie à la lumière comme on apprend une langue ancienne : par répétition, par discipline, par émerveillement. Chaque jour, deux heures de dessin, de céramique, de sculpture, de gravure sur bois — un rituel patient qui inscrit dans le corps une rigueur silencieuse. Rien n’est encore art : tout est observation, respiration, matière. Ce long apprentissage forge la mémoire d’un geste. Pivovarova apprend à traduire le monde à travers la diversité des techniques : le crayon, le fusain, la gouache, le pastel sec. Elle découvre que chaque outil impose une écoute différente de la forme, une lenteur propre. Elle comprend aussi, dès l’enfance, que la beauté naît du travail, de la contrainte, du recommencem...
Les talents émergents de l'art contemporain