COPIE DU Portrait de Mika Morozov - Valentin Alexandrowitsch Serow Chez Tatiana Pivovarova, tout commence par l’apprentissage du regard. Très tôt, à Abakan en Russie, dans cette petite école d’art réaménagée dans une ancienne crèche, elle apprend, enfant, à voir avant de peindre. Elle s’initie à la lumière comme on apprend une langue ancienne : par répétition, par discipline, par émerveillement. Chaque jour, deux heures de dessin, de céramique, de sculpture, de gravure sur bois — un rituel patient qui inscrit dans le corps une rigueur silencieuse. Rien n’est encore art : tout est observation, respiration, matière. Ce long apprentissage forge la mémoire d’un geste. Pivovarova apprend à traduire le monde à travers la diversité des techniques : le crayon, le fusain, la gouache, le pastel sec. Elle découvre que chaque outil impose une écoute différente de la forme, une lenteur propre. Elle comprend aussi, dès l’enfance, que la beauté naît du travail, de la contrainte, du recommencem...
Alain Delon vu du 22, 2024, a crylique sur toile tendue, 140 x 100cm Artiste émergente sur la scène contemporaine parisienne, Oriane Sossah construit une œuvre qui se lit autant qu’elle se ressent. Ses peintures, dessins et créations numériques ne cherchent pas la démonstration, mais l’expérience : elles ouvrent un espace de perception où la couleur, la texture et le geste deviennent les vecteurs d’une émotion subtile, souvent indicible. Dans un paysage artistique saturé d’images, l’univers de l’artiste propose une pause, une brèche, un tremblement — quelque chose d’essentiel qui cherche à se dire. Une trajectoire singulière devenue langage artistique Le parcours d’Oriane Sossah ne ressemble à aucun autre. Venue du droit et du management, elle a glissé vers l’art par nécessité intime, par besoin vital de transformation. Cette trajectoire, loin d’être anecdotique, irrigue toute sa pratique : son rapport à la création est structuré, ouvert, transdisciplinaire. Elle ne cloiso...