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Articles

Aliette Duroyon, architecture poétique de la mer

Avec de nouvelles empreintes naturelles et délicates, minérales et organiques, du commun et de l’inconnu, du permanent et du provisoire, l’artiste poursuit son témoignage sur la préservation de la nature et du monde marin.

Le lieu est une essence contextuelle, il demeure un ancrage prédominant pour son inspiration née de promenades sur les plages de la côte d’Opale à Hardelot, Fort Mahon, Wimereux, Le Touquet, sur les baies d’Authie et de Canche. Pour réaliser ses œuvres sculpturales, Aliette ramasse et assemble des couteaux de mer, des écorces d’arbres, parfois une gorgone en forme d’arbre vient s’immiscer comme témoin de cette nature délicate…

Plus récemment pour une nouvelle série, des coquilles Saint-Jacques,  une libellule et des papillons font partie de la composition.
 « Je renoue avec une passion d’enfance, la collection de papillon, née dans voyage en Angleterre où j’ai visité une ferme aux papillons et ramassé quelques spécimens sur le sol, tant de beauté qu’il fallait préser…
Articles récents

Françoise Duprat, nuit éternelle

Ses derniers travaux révèlent la permanence de questionnements inspirés par la dualité du noir et du blanc. Françoise Duprat creuse l’espace ténébreux comme un processus de surgissement.
Au gré de son intuition et de la rencontre avec les aléas de la matière en mutation, l’artiste intervient sur l’état de bouleversement, se laissant guidée par les couleurs émergentes et leurs reliefs. Pour ce faire, sur une surface déjà peinte avec des effets aléatoires, elle superpose les couches de médium à l’huile ou à l’acrylique, croise les coups de brosses et de spatules jusqu' à l'apparition de creux, de bosses, de stries qui lui permettent de travailler la matière. Le trait brut et spontané laisse délibérément vivre le repentir. Il souligne et surligne le dessous qui revient à la surface et puise autant dans les forces souterraines que dans celles d’un paradis perdu.
Dans un mouvement constant, l’énergie du geste se maintient. Une dimension atmosphérique se dégage. S'ouvre alors une …

Valentine Clouët des Pesruches, fenêtre ouverte sur le monde

Dans son parcours artistique, en parallèle de ses portraits et scènes de vie, l’artiste travaille dans la continuité des œuvres qui conjuguent les espaces discursifs à travers les ouvertures.
La fenêtre est un point focal que l’on retrouve dans chaque œuvre. Elle cadre le dedans et le dehors, les pleins et les vides qui dessinent l’environnement de la scène. Ce sont des espaces à vivre intérieurs, des natures mortes, des vues extérieures des villes dominées par des immeubles, et autres tours pêle-mêle.
Valentine peint très souvent en s’approchant de sa fenêtre sans vis-à-vis au 5e étage de son immeuble situé dans le 14e arrondissement de Paris. Là-même où l’architecture d’ensemble apparaît tel un aménagement hétérogène, avec ces espaces tracés spontanément et sans hiérarchie. Laperspective des façades n’est jamais pareille et les lignes comme les angles surgissent de façon inattendue.
La peintre s’emploie à faire parler l’architecture et ses propriétés pour leurs capacités à réfléchir n…

Claudette Allosio, l’antre des métamorphoses

Ses dernières créations sont une nouvelle étape dans sa démarche artistique. Elles se concentrent sur des formes colorées aléatoires travaillées en relief. Leur sensation de mouvement en donne une version puissamment expressive, retrouvant la force qui séduit tant Claudette Allosio dans la nature.
Ses recherches sur le végétal, le minéral et leur expression mouvante, la conduisent à s’écarter des normes de la représentation. En choisissant de n’évoquer qu’une partie fragmentaire, l’artiste supprime tous les détails anecdotiques dans une parfaite abstraction. La liberté de son instinct fondé sur le respect de la nature, lui permet de réinterpréter l’énergie de l’environnement. Elle en conserve un témoignage ardent par le biais de son souvenir et de son imagination. « Après un travail figuratif depuis de nombreuses années, puis une étude sur les déformations de la nature observée, j’accède à la quintessence des éléments naturels. »
Ce jaillissement du vivant, mouvementé, haut en couleur, s…

Sylvie Loudières, la variation des possibles

Elle oscille entre les procédés et les techniques. La peinture comme la sculpture sont pour elle deux moyens distincts de réflexion, d’expression et de renouveau.

L’œuvre de Sylvie est un espace en expansion, basé sur la sensation. Ses compositions abstraites sur toile sont issues de son imaginaire et laissent parfois jaillir des surgissements et des évanouissements tels que des silhouettes, des personnages. Avec leurs potentialités de conviction, d’errance et d’illusion, ces apparitions anthropomorphiques sont autant de présences, de moyens d’expressions ayant le pouvoir de suggérer plus que de montrer.
« Mes inspirations sont souvent intimement liées aux relations humaines, au questionnement de la place de l’homme dans notre société. »

L’artiste questionne à sa façon l’identité, le statut de l’événement ainsi que son apparition figée, comme suspendue dans un état transitoire.
Elle cherche à préserver l’aléatoire tout en le conduisant. La ligne est libre et les harmonies pures. Le geste …

Alexandre Taillandier, arracher du sens

Du morcellement à la reconstruction, le collage est pour l’artiste une technique narrative. Elle lui permet de faire surgir des éléments disparates, abstraits et porteurs de sens.
Son procédé consiste à un arrachage et un décollage d'affiches de toutes natures trouvées ici et là et dans la rue. Sur châssis entoilé, il réalise ensuite un travail de recomposition et de collage. Il assemble, entrecroise et colle par superposition en fonction de l'équilibre des volumes, des formes et des couleurs.
Les fragments de papiers sélectionnés travaillent le visible pour le transformer en illisible. L’artiste observe ce qui dépasse le sens et le perceptible dans l’image. Il oscille entre l’agencement, le cadrage et le hors-champ pour révéler ce qui est latent sous un certain degré d'abstraction. Cette technique de visualisation fragmentée rejoue le réel et fait naître des apparitions qui entraînent ensuite des disparitions. « Selon moi l'amateur d'art arrive beaucoup plus à se pr…

Jean-Paul Schmitt, entre espace intérieur et espace extérieur.

Sa passion pour le dessin et son admiration pour Caravage et Hopper soulignent son intérêt pour un réalisme figuré à la narration singulière. Jean-Paul Schmitt peint des scènes de vie, des portraits, des paysages et des natures mortes.
Il dessine au fusain sur la toile, puis peint au couteau à l’acrylique et à l’huile, une technique qu’il affectionne tout particulièrement.De la composition à la couleur, tout est question d’équilibre. Les espaces colorés travaillés en aplats aux contours visibles s’harmonisent avec les effets de matière. Un jeu de lignes de force et de fuite en parfaite structuration, retranscrit avec une rationalité distante de légères distorsions de perspective. La restitution du réel est essentielle quant à l’adoption du point de vue et du ressenti du peintre. « Je suis convaincu que le figuratif peut être abordé comme on aborde la poésie en alliant les mots hors de leurs assemblages normés mais tout en créant des images évidentes. »
Il contemple la poétique d’un décor…