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Articles

Marina Cartiant, ballet en tête-à-tête

Mesure à quatre temps est une sculpture qui évoque les étapes de vie d’une ballerine en écho à La petite danseuse de 14 ans de Degas exposée au musée d’Orsay.   La sculpture exprime dans un premier temps la fillette qui entre en tant que petit rat à l’Opéra. Dans un second temps, elle devient première danseuse, puis danseuse étoile, pour enfin évoluer vers maître de ballet.   En fin de carrière la ballerine se transforme en cygne majestueux. Du bout de ses pointes, elle se libère et s’envole en haute voltige vers d’autres cieux. « J’ai fait de la danse classique dans mon enfance et j’ai une vision très personnelle de la transformation du corps. Lorsque le corps ne peut plus supporter l’effort, on ne souhaite qu’une seule chose ; devenir un oiseau et s’envoler léger comme une plume. »            L’œuvre appréhende le corps sous une forme libératrice où les forces en présence, les tensions, les équilibres se révèlent. Les rapports de désir se confondent, les fantasmes se
Articles récents

Les gamines de Laurence Ruet

Laurence Ruet confère à ses des poupées de collection une identité autonome. Son défi relève d’une audace artistique qui garantit l’allure et la singularité de chacune de ses pièces uniques.   Ses créations nous invitent à découvrir la technicité d’un travail authentique. Leur présence appelle le toucher pour ressentir et apprécier l’élégance de la finition. Remarquable par son charme et son goût pour l’expérimentation, sa démarche artistique s’est affirmée au fil des années.   « J’étais fascinée petite par des descriptions de poupées de « rêve », comme la poupée que Jean Valjean offre à Cosette, la poupée en cire de Sophie, le personnage de la comtesse de Ségur. Ces poupées n’existaient que dans mon imagination, mais pas dans la réalité. » En 1995, une exposition de poupées d’artistes de toutes nationalités créées avec des matériaux très divers provoque un déclic dans son travail. A l’époque Laurence peint uniquement sur toile.   Le procédé technique fait appel au détai

Eva Lesceu, perspectives inattendues

« Mes sources d’inspiration sont mes émotions, mes ressentis intérieurs, inspirés par la nature. Une expression physique et mentale intense. »   Sa plénitude picturale se détache des apparences et s’éveille sans préméditation selon son propre vocabulaire abstrait. Son geste assume les errances, le hasard et l’imprévu. L’accumulation et la superposition de couches laisse une impression de désorientation. Il s’agit de questionner le provisoire et le mouvement.   Des traits incisifs scandent la surface, d’autres brouillent, effacent. Le brouillard annonce la tempête. Les travaux d’Eva laissent présager une impression de tourment. « C’est mon côté dramatique. Je l’utilise comme un outil d’expression gestuel, intuitif, rapide, énergique, passionnel (…) en passant par la joie et la colère en seulement quelques instants. »     Le procédé repose sur un mouvement optique, entre surgissement et disparition. Ces dérèglements affectent le réel et poussent vers l’abstraction. « Je n

Aline Pouget, des signes d’éternité

  « Mon travail naît de l'observation de la nature, de la vie, des réactions et des sentiments humains. C'est un mélange d’observations, d’émotions, de mon ressenti. »   De la terre au ciel, au gré des observations que la réalité du monde lui offre, Aline Pouget restitue un univers où la nature, la ville et le cosmos se répondent.   La peintre équilibre le vécu et l'imaginaire. A la lisière du figuratif et de l'abstrait, ses travaux déroutent le spectateur pour l'emmener vers l'évasion et le rêve.  De l’évidence au mirage, son geste libère, dissout la composition. Le degré d'abstraction garde le cap vers des lignes de fuites qui structurent le regard jusqu’aux marges de la surface de la toile. Dans ce diffus où la perte des repères domine, la peintre cherche toujours à faire émerger quelque chose de reconnaissable. Un arbre, un soleil couchant, un voilier, un pont suspendu, des buildings…   Sa technique de prédilection est l’huile sur toile ou sur

Nikou, rationaliser le chaos

Nikou morcelle, assemble, colle et reconstruit. Sa composition prolifère et dépasse les frontières du visible, ne laissant distinguer que quelques indices dans une abstraction dominante.   Ses collages sont des empâtements de matière, des papiers travaillés avec des représentations déjà établies auxquelles se mêlent couleurs, spray, encres... La couture de papiers apporte sur certaines toiles de l’épaisseur et du grain. L'équilibre des volumes se lie à celui des formes et des couleurs. « De cette préparation il ressort toujours « quelque chose » qui sera le point de départ. Un élément va m’interpeller pour démarrer mon travail. Formes, lettres, chiffres, personnages se mettent en place ensuite la couleur arrive, puis une autre et tout se contrarie. »   Son intention souligne sa force libératrice, sa propre manière de révéler toutes les forces en présence, les tensions, les équilibres. D’ailleurs l’artiste travaille plusieurs toiles en même temps. Sous ces multiples conve

Jean-Jacques Venturini, comme au cinéma

Il peint des scènes de vie, des portraits figurés où la restitution du réel se laisse délicatement chahuter par un pouvoir fictionnel qui parle à chacun de nous. Il aime souligner la profondeur psychologique des personnages célèbres du show-biz et du cinéma, Marylin, Ray Charles, Belmondo, Charlize Theron, Keith Richards, Sean Pen, entre autres. Ses portraits sont très souvent traités dans un style Pop Art, ils laissent tous émaner un caractère, un détail distinctif. Dans un autre exercice de style, lorsque l’artiste se concentre sur des scènes de vie, des personnages inconnus sont capturés dans l’intimité d’un environnement clos. Le magnétisme de leur personnalité est ainsi saisi avec une certaine authenticité. Il s’agit de questionner l’identité de l’individu et l’apparition de l’événement, la suspension d’un moment, pouvant suggérer une action à venir. Le peintre travaille la fiction comme un plan séquence. Le cinéma est un indéniablement une source d’inspiration dans son travail. 

Bruno Altmayer, du chaos vers l’espoir

« J’ai choisi de ne pas déformer le réel afin de laisser toute la force du symbole s’exprimer à travers mon regard sur le monde. Ma peinture est entièrement vouée à la cause humaniste et écologiste. »   L’artiste insuffle à ses compositions réalisme et prospective. Chaque toile délivre un message que chacun pourra ressentir comme une vibration universelle. C’est un exemplaire d'humanité révélé par des êtres anonymes, emblématiques et intemporels. La charge symbolique est soutenue par la persistance d’une aura animée ; un principe d’énergie et de confrontation de forces où les humains plus que la terre et le vent peuvent modifier l’équilibre.   Le dieu Eole souffle sur les destinées, Ouroboros le serpent se mord inlassablement la queue, Gaïa, la terre mère tourne autour de deux entités opposées, ou complémentaires, selon ; une déesse blanche civilisatrice et une autre noire chamanique. Ces acteurs appellent à nos mémoires les gestes ancestraux de notre humanité qui pointent autant l