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Articles

Les micro-mondes de Dadave

Dadave fige certaines époques révolues de l’ère électronique en produisant des formes fixes dans une dynamique entropique inscrite dans une unité de temps et d’action. 
Cet artiste autodidacte endosse les habits d’archéologue et de sculpteur pour construire sa recherche plastique autour des composants électroniques qu’il collecte, accumule, dissèque, assemble et ordonnance savamment sur support bois. Après une 1ère composition à blanc sans colle, ces objets de récupération d’un temps déjà révolu sont à nouveau en connexion.  Ce sont des câbles, des gaines TPC, des cartes mères, des touches de clavier, des éléments prélevés des tubes cathodiques, des condensateurs, des circuits intégrés… La plupart engendrent des sculptures abstraites aux formes géométriques. Différents volumes tridimensionnels à l’effet parfois hypnotique.  Certains s’érigent tels de véritables tours de Babel composées de touches azerty, d’autres révèlent la célèbre pomme du constructeur informatique ou encore le flag…
Articles récents

Catherine Mignot-Masi, cheminements chromatiques

Elle révèle la disparition du visible par la couleur. Sa palette lutte avec la figuration et la ligne claire au profit d’un imaginaire débordant, en mouvement guidé par ses sens et ses expériences. 
Catherine Mignot-Masi revendique son inspiration pour les toiles des grands maîtres français et italiens. “Le jeu des dessins et des couleurs de Toulouse Lautrec, le clair-obscur de Caravage, d’Artemisia Gentileschi, la pureté, l’ambiguïté et le génie de Michel Ange…” Pourtant son œuvre à dominante abstraite est totalement personnelle et affirme une forme créatrice identifiable et charismatique. “J’ai voulu faire du “moi”, une peinture d’émotion qui me corresponde (...) Je me nourris des sensations et des émotions ressenties au cours de mes voyages et de la vie... Toujours émue et attentive aux couleurs, aux formes, aux effets de matières, aux odeurs et à la musique qui rejaillissent par pulsion, dans le mouvement.” 
Sa technique mixte réunit l’acrylique, l’huile, le pastel sec et gras ou en…

Ulysse Lacoste, conjurer le prévisible et perturber l’attendu

Affilié aux ateliers d’art de France, cet artiste dinandier revendique l’art de lier ses mains à la matière. Ses sculptures jonglent avec l’échelle et la pesanteur ; les acteurs principaux de son travail qui concourent à troubler la perception des espaces et des volumes. Une véritable invitation à réévaluer nos critères de jugement.

Ulysse Lacoste travaille la tôle. Sur croquis, il réfléchit à l’échelle de la main puis se confronte graduellement à la taille humaine pour in fine envisager ses œuvres de façon monumentale. Ses pièces uniques sont des modules symétriques, des représentations sinusoïdales.
Son atelier regorge de recherches géométriques qui se rencontrent, se percutent et se répercutent. De ces chassés croisés sculpturaux naissent des rapports arithmétiques de coupes de cylindres, de sphères, d’ellipses. “ Le cercle est plein de mystère, Il me nourrit et me fait rebondir sur des nouvelles formes. J’ai recours au cercle pour faire naître le mouvement. Les belles solutions sont…

Mélanie Patris, l'altération du réel

Fugitives, oniriques mais extirpées du réel, les photographies de Mélanie Patris génèrent la sensation diffuse de se trouver en présence de l'insaisissable. Sa vision délicate du corps et de la nature relie l'émotion d'un lieu, d'un moment, d'une personne et nous invite à suivre la trace d'un sens caché. 
Elledéclenche son appareil photo de manière intuitive avec toujours un même questionnement :  "quelle est ma place dans ce monde face à l'autre, à l'environnement qui m'entoure ?" Certains clichés s'approchent du réel pour capter le fugace. D'autres plus fantasmés nous transportent au-delà de la représentation où la question de la perte des repères est centrale.  Les images reconstruites évoquent le début d'une histoire, d'une anecdote intime passée au filtre de la mémoire. Puis les souvenirs s'échappent et font place aux émotions, un champ subtil directement connecté aux sens. L'artiste appréhende un rapport purem…

Isabelle Volpert, réminiscences

Acrylique, huile, pastel, les strates se superposent, se combinent, s'entrelacent et nous plonge dans une rêverie ouatée quiraconte son histoire, laissant délicatement percevoir la restitution du réel et la curiosité d’un ailleurs.
Isabelle Volpert travaille d’après ses propres photographies, puis réalise des croquis. Dans la reproduction d’une attitude, à la recherche du détail frappant, souvent le regard, elle soutient par la couleur en superposant l’huile à l’acrylique. Cette coloriste travaille au pinceau, parfois au couteau. « Pour mettre en place le dessin, je commence par l’acrylique, c’est plus gestuel, nerveux et cela sèche rapidement. Ensuite l’huile permet la déformation, j’apprécie les couleurs et les transparences de l’huile, elles permettent plus de subtilités... » Dans cette harmonie chromatique, les tons chauds s’unissent aux plus clairs. Les valeurs dégradées sont également soutenues par le flou, le trouble des faciès. Les identités des personnages s'affichent o…

Sophie Feldmar, réalités dispersées

Elle crée des paysages, des lieux indéterminés, fictifs qui se situent partout et nulle part à la fois. Sophie Feldmar connaît le secret du monde entre les mondes où une inquiétante puissance régit cette proximité entre l’organique et l’urbain.
« Le paysage est envisagé comme un paradigme culturel, car inventé, organisé et composéjusqu’à devenir artificiel. Il se façonne à l’image de l’homme, non pas de manière anthropique comme pourrait l’être une rizière par exemple (...) Je crée à partir de photographies de repérages des aberration urbaines, des surprises du quotidien prises en images que je couche ensuite graphiquement sur différents supports. » Cet univers imaginaire à la fois attrayant, menaçant et fantasmé souligne l’importance de l’adversité mise à l’épreuve. La nature se laisse dévorer par l’architecture et l’industrialisation urbaine. L’humain n’y a plus sa place. Du corps à la pierre, du ciel au bitume, l’incroyable métamorphose nous absorbe et nous intègrent littéralement. N…

Bernadette Broussal, le trouble et la révélation

Elle joue de la plasticité pour défendre la forme tout en pratiquant le flou. Ses toiles sont des impressions ultra-contemporaines où l’effacement, l’apparition, la vibration du relief, de la brillance et de la transparence s’effleurent du regard.
Bernadette Broussal préserve le secret d’un procédé de fabrication sophistiqué. Sur un espace vierge, elle travaille un fond constitué de tâches, de matières, cette surface abstraite apporte une première orientation par sa couleur et sa clarté.Puis la représentation s’insère sous les traits d’un corps réalisé au pastel sec, à l’acrylique et à l’encre. C’est la trame, la liaison avec une troisième étape de création ; un voilage recouvrant la toile préparée. Le voile fin, synthétique, en tulle ou en soie blanche, unique ou multiple, est amovible et plus ou moins translucide. Il laisse deviner ce qui se passe derrière par un léger souffle, un mouvement de la main, un courant d’air succinct…Cet ultime support est peint, on peut y distinguer des n…