Le retour d’Art Capital sous la verrière restaurée du Grand Palais, du 13 au 16 février 2026, a marqué bien plus qu’un simple événement institutionnel : il a consacré un collectif d’artistes affirmés issue de la Gironde et de la région Rhône-Alpes. Au cœur de cette édition rassemblant plus de 2 000 artistes internationaux et plusieurs milliers de visiteurs, Arts-Sciences-Lettres, représentée par sa déléguée bordelaise Sandrine Étienne, a dévoilé un ensemble cohérent, à la fois exigeant et résolument contemporain. Cette aventure humaine et artistique est née de la rencontre et de l’alchimie entre Anne-Charlotte Ménoret, vice-présidente du Salon des Indépendants, et Sandrine Étienne. Composée de seize artistes majoritairement, tous membres et/ou diplômés de l’Académie Arts-Sciences-Lettres, cette carte blanche n’a obéit à aucune thématique imposée. Sa force résidait ailleurs : dans l’entente, la diversité assumée des pratiques et une scénographie pensée comme une mosaïque chromatiq...
COPIE DU Portrait de Mika Morozov - Valentin Alexandrowitsch Serow Chez Tatiana Pivovarova, tout commence par l’apprentissage du regard. Très tôt, à Abakan en Russie, dans cette petite école d’art réaménagée dans une ancienne crèche, elle apprend, enfant, à voir avant de peindre. Elle s’initie à la lumière comme on apprend une langue ancienne : par répétition, par discipline, par émerveillement. Chaque jour, deux heures de dessin, de céramique, de sculpture, de gravure sur bois — un rituel patient qui inscrit dans le corps une rigueur silencieuse. Rien n’est encore art : tout est observation, respiration, matière. Ce long apprentissage forge la mémoire d’un geste. Pivovarova apprend à traduire le monde à travers la diversité des techniques : le crayon, le fusain, la gouache, le pastel sec. Elle découvre que chaque outil impose une écoute différente de la forme, une lenteur propre. Elle comprend aussi, dès l’enfance, que la beauté naît du travail, de la contrainte, du recommencem...