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Articles

Eva Vermeerbergen, des terres à explorer

Eva Vermeerbergen, série 1001 Montagnes Dans son atelier, elle travaille chaque jour sur des toiles libres de grands formats, clouées aux murs sur lesquelles elle transpose ses petites esquisses élaborées dans ses carnets ou sur papiers libres. Les sujets s'imposent à elle spontanément. La création est imaginaire, guidée consciemment ou inconsciemment par sa vie, son quotidien, ses voyages.   « Les voyages sont pour moi une source d'inspiration infinie. C’est l’évasion du quotidien, la découverte de nouvelles choses, des émotions fortes… C’est intarissable » affirme Eva Vermeerbergen. Des montagnes, des ponts, des châteaux de cartes, des natures mortes envahissent ses toiles. Autant de territoires qui se toisent, s’apprécient et se mesurent. Ces surfaces de création inédites s’arpentent librement. Elles nous rassemblent, nous transportent vers un ailleurs.   L’artiste additionne les horizons célestes et terrestres à la mine de plomb qui revient presque dans toutes ses
Articles récents

Yuichi Ono, une ode florale à la vie, à la beauté et à l'éphémère

  Dans la contemplation délicate d'un bouquet, Yuichi Ono raconte l'histoire du cycle éphémère de la vie. Son travail est une invitation à célébrer l'émerveillement qui se régénère inlassablement mais aussi la fugacité et la fragilité de la beauté qui, comme les fleurs, se fanent inévitablement.   « Mes bouquets de fleurs symbolisent des instants de vie. Les fleurs sont l’éternelle féminité et les signes de l’existence » confie-t-il.   Yuichi Ono peint à l’huile sur toile. Chaque pétale, chaque tige est orchestrée par sa main et pensé pour créer un équilibre figuratif saisissant. Ce jeu de lignes de force et de fuite en parfaite structuration est retranscrit avec la rationalité des perspectives. La restitution du réel est pour l’artiste essentielle.   Les fleurs s'épanouissent avec une diversité qui rappelle la richesse de notre environnement. Les tiges, s'entrelacent avec cette élégance naturelle, créant un mouvement fluide qui donne

Jean-Marc Pouletaut, l’art peut-il conjurer l’altération de la vision ?

« Je suis atteint d'une rétinite pigmentaire. Il y a cinq couches à l'intérieur de la rétine les pigments se trouvent sur la dernière couche du fond de l'œil. Ces mêmes pigments disparaissent tour à tour du fait de la fabrication d'une mauvaise protéine par l'ADN. Cela provoque un rétrécissement graduel du champ visuel. Je ne vois ainsi qu'une partie de la réalité. »   Tout se passe comme si la toile hypertrophiée était une correspondance plastique de la rétinite pigmentaire de l’artiste. La toile se décrypte comme un agrandissement de la vision. Tel un effet de zoom laissant apparaître la trame de la toile. Le processus de création de l’œuvre débute en 1988 à la Villa Arson à Nice où Jean-Marc Pouletaut est initié à la recherche en art contemporain, avant qu’il n’apprenne, en 1993, qu’il était atteint d’une rétinite pigmentaire. Par conséquent, dans ce cas présent, la correspondance plastique est un rapport inconscient entre la création artistique et la

Michel Richard, l’art digital pour s’affranchir

Par procédé numérique, il s’affranchit des limites de l’art pictural traditionnel pour explorer des possibilités de créations inédites. Diplômé de l‘école des arts graphiques de Corvisart à Paris, Michel Richard est un amoureux du dessin et de la photographie depuis toujours. En 2019, il commence à se consacrer à l’art digital, un univers qu’il considère sans limites et qui lui permet de s’exprimer avec la plus grande liberté.   Ses travaux offrent une surface infinie où l'imagination peut s'épanouir sans entraves. Ils donnent vie à des mondes fantastiques peuplés de créatures qui déconstruisent le réel pour nous plonger dans des abîmes sans pareils.   Dans ce périple technologiquement transformé, des portraits métalliques aux tonalités magnétiques créent une déflagration de contrastes jusqu’aux nuances luminescentes. Les corps en mouvement apparaissent dans un processus de transition. L’artiste convoque une esthétique déstructurée du corps. Des figures, des fe

Véronique Gravier, une autre vérité de la féminité

  Les travaux de Véronique Gravier expriment un caractère contemplatif, une invitation à apprivoiser un moment paisible autour de la féminité. Elle est évoquée notamment dans ses dernières séries de nus et de bouquets.   Les nus sont réalisés à l’aquarelle et à la pierre noire, les bouquets à l’acrylique au couteau ou pinceau. Avec Véronique, le modèle féminin comme la nature morte sont inépuisables dans la beauté et la sensualité qu'ils dégagent.   L’artiste apporte un soin tout particulier au beau. Elle convoque une esthétique sensible qui créée des tableaux d’une esthétique romantique et poétique. Les fleurs font résonner un enchantement incarné où l’âme trouve une certaine sérénité faisant surgir les émotions les plus enfouies.   Chaque bouquet transcende la simple composition florale pour devenir une symphonie visuelle soigneusement arrangée qui semble raconter sa propre histoire aux tonalités veloutées.   La manière très délicate de procé

Quat’sous, faiseur d’entités

    Quat’sous sculpte le bois, matière vivante et tactile qu’il s’approprie en variations infinies. Il fait dévier l’ordonnancement du réel et incite à le reconsidérer. L’artiste suit les veines déjà inscrites dans le bois puis s’en éloigne. Ses lignes droites, arrondies ou brisées se combinent sous des formes abstraites et tendent vers u ne mise en présence plutôt qu’une représentation. L'abstraction et la déstructuration sont aujourd’hui les maîtres mots de ses travaux. «  L'évocation rêveuse m'a toujours plus inspirée que la précision classique du motif. La pudeur dans la représentation des personnes plus que l'anatomie des corps (…) Faire surgir l'évocation du vivant de bois morts ramassés. » Ce lieu d’entités en métamorphoses, entre l’inanimé et l’animé, le vivant et le mort, le réel et l’irréel fabrique le choc visuel.     Entre possibilité de reconnaissance et potentialité fictionnelle, les sculptures de Quat’sous sont à la fois simples et directes,

Michel Marant, un esthétisme de la ruralité

    Peinte à l’acrylique, cette série inédite de Michel Marant témoigne de sa terre natale : le Limousin. « Elle symbolise la vie à la campagne, le bien-être et la joie de vivre dans les lieux calmes, aux coloris de la végétation et des cultures. »   Son inspiration naît de la contemplation du spectacle de la nature qu’il transforme en paysages imaginaires inspirés des espaces colorés et vallonnés du Limousin. Les terres revisitées de Michel Marant font état de bouleversements à l’image du cycle des saisons mais aussi du relief du sud de la région Centre. « Le Limousin (…) est une région aux lignes très douces (…) aux galbes gracieux et reposants. »   Sous cette conversion du réel, il prône l’ouverture à l’expérience, à la curiosité, Mouvants et vivants, entre le commun et l’inconnu, le permanent et le provisoire laissent surgir une part du merveilleux qui demeure, redonnant à la nature son relief et ses particularités.   L’artiste capture des hav