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Articles

Jean-Marc Pouletaut, entre matière et peinture

    Avec cette ultime série, Jean-Marc Pouletaut dresse de nouveaux paysages mentaux dont les traits sont dictés aussi bien par la peinture que le matériau. Du vide au plein, du rien à l’accumulation, ces œuvres créent le dialogue et la confrontation entre le trait et l’objet.     Le peintre utilise des coquillages et couteaux ramassés sur les plages de Normandie mais aussi des cendres, des ficelles, des papiers froissés, des écorces de bois, ou encore des fonds de bouteille en plastique, des couvercles de boîtes de cigares, des pots de yaourt et des plaquettes de médicaments.   Comme un environnement en mutation, les plans et les volumes dialoguent pour structurer l’espace sous une perception organique, débordante et expansive.   Cette topologie d’une nouvelle terre où s’accumulent parfois des fragments de déchets, fait référence aux paysages manufacturés montrant les effets néfastes de l’industrialisation et de la pollution accumulée. Avec poésie, Jean-
Articles récents

Ene Jakobi, A fleur de peau… Et de peines

  Aquarelle sur papier, 50x65 cm, dessin réalisé pendant le confinement 2020 à Paris (photo Flavia Raddavero)   Cette série est une recherche sur la vie d’artiste et ses tourments. Une réflexion sur le harcèlement dans le cadre de son travail, sous les sphères du sensible.   Lys, marguerites, violettes et autres muguets sont peints à l’aquarelle et dessinés au crayon sur papier selon la plus grande rigueur académique. Originaire de Tallinn en Estonie, Ene Jakobi a étudié aux Beaux-Arts. Elle témoigne ici de sa parfaite maîtrise du geste qu’elle utilise dans une intention contemporaine. Avec un certain sarcasme, elle vient chahuter la douce harmonie apparente de ses dessins botaniques.   A la recherche d’une perception spontanée, d’une émotion brute, l’artiste fait basculer le réel avec une double lecture en proposant des commentaires à contre-courant pour illustrer ses œuvres . Pour ce faire, quelques artistes de son entourage ont été sollicités pour rédiger

Serge Antigny, le reflet de l’abstraction

  Lumineuses et transformées, ses expériences esthétiques l’animent constamment vers de nouvelles découvertes, des métamorphoses issues de photographies aux reflets expressifs. Serge Antigny, créateur d’images, utilise le procédé technique de photographisme. Pour cette série intitulée "Réflexion diffraction et miroitement", il effectue des prises de vue de tout objet en verre, en cuivre, en argent, pouvant renvoyer des éclats ou des reflets déformés. « Je photographie le reflet de boules de noël argentées ou dorées, de verres ciselés ou taillés avec des éclairages soit par émission ou réflexion, des billes de verre, de l’acier ou tout simplement l’eau… » Entre le réel et l’abstrait, le choc esthétique né de la fragmentation de la prise de vue révélée ensuite sur tablette graphique. De l’exploration à la composition, de la photographie à l’abstraction pure, ce n’est pas l’image qui fait sens mais sa transformation.   « Je travaille sur table g

MChartrie, le potentiel narratif

  Fidèle à une esthétique narrative, MChartrie reproduit des lieux, des moments, une actualité, des personnages, des animaux qui croisent son existence. Son travail fait résonner le potentiel narratif de toute histoire, nourrie de situations remémorées et d’intuitions. « Je donne de la place à un discours, inspiré de faits ou pas. »   Sans ébauche de dessin, elle travaille les couleurs à l'huile essentiellement, mais aussi l'acrylique et le pastel gras avec le pinceau en superposant les couches de matières sur papier, carton ou toile. La juxtaposition de tonalités ardentes témoigne de son expérience en tant que coloriste.   « Le vert et le bleu sont le lien d'observation de la nature qui nous entoure,  le rouge, souligne de bons sentiments, une simple impression dans l'émotion. » Sur grand format, l’artiste ne respecte pas les règles de la perspective . Elle désarticule les relations logiques et dresse son paysage mental pour coloniser l

Cécile Coent, entre la nature et l’oubli

  Apostrophe, 2022, encre sur polypropylène, 50 x 70 cm Ses œuvres sont des empreintes abstraites reconstituées de l’environnement naturel, un regard curieux et poétique sur le monde , les autres et les béances de notre mémoire.      Dans la pureté de son vocabulaire plastique, il y a une façon de renouer avec la nature originelle. En contemplant le spectacle de la nature, Cécile peint à l’aide de l’encre à alcool sur des supports plastiques ou métalliques tel que le polypropylène, le pvc expansé, le Plexiglass ou encore le Dibond.   Des espaces colorés, souvent vifs et électriques s'interpénètrent, laissant libre cours au hasard. Ils se devinent comme des apparitions que l’on ne peut saisir que partiellement. La superposition et la dilution des tonalités se structurent par trames. Viennent s’ajouter des lignes, des courbes et des hachures qui scandent la surface. Son évocation abstraite de la nature provoque une émotion profonde et bouleversante .  

Pascale Charrier-Royer, entre force et fragilité

    Le souffle, 146x89 cm, huile sur toile, 2022, série "Parce que tout s'envole"   « Je souhaite montrer la volatilité de la vie, des sentiments, de notre planète et son interdépendance avec notre cosmos. Comme le vent et l’air, tout nous échappe… »   Réalisée à l’huile sur toile, la nouvelle série de Pascale Charrier-Royer "Parce que tout s'envole" célèbre l’éphémère qui se cache dans les multiples combinaisons possibles du monde. Ses œuvres sont un lieu de relecture de l’environnement où la force des éléments est déterminante pour la quête du devenir.   « Cette série est née d'une réflexion sur la force et la fragilité à la suite du spectacle de danse "Zephir" de Mourad Merzouki auquel j’ai assisté en janvier 2022. C’est un dialogue entre le souffle et la danse où les danseurs se livrent à un véritable corps à corps avec les vents marins. »   Dans cette série, chaque œuvre adopte des occasions de mutation en

Regain Art’Lyon 2022, un salon artistique incubateur de talents

  65 artistes (peintres, plasticiens, sculpteurs, photographes) exposent au Palais de Bondy de Lyon du 10 au 25 septembre 2022. Véritable reflet de la vitalité de la création actuelle, Regain Art’Lyon permet de découvrir des œuvres et des correspondances artistiques inédites. Le salon développe cette année le champ des possibles au cœur de pratiques aussi émergentes que confirmées avec une volonté tournée vers l’international et l’invitation de l’artiste plasticien Antonius Driessens.   «  Le salon affiche une volonté très forte de surprendre en modernisant et dynamisant notre sélection afin d’offrir une visibilité à des œuvres qui témoignent de toute la richesse de la création actuelle  » explique Elise Palmigiani, présidente du salon.     Par sa volonté de dynamisation et de mise en synergie de nombreux acteurs intervenant dans les mécanismes de reconnaissance et de valorisation de l’art, Regain Art’Lyon a choisi, cette année, sous sa magnifique vitrine lyonnaise, d’offrir u