Accéder au contenu principal

Articles

Rebecca de Cachard, se laisser happer vers le merveilleux

Dans une approche spirituelle, en harmonie avec les éléments qui l'entourent, l'artiste capture un imaginaire joyeux qui se découvre comme par enchantement.
« J'aime découvrir, jouer, avec les matières. Rien n'est figé ni définitif... » Sur la toile, elle compose avec toutes sortes de matériaux ; des feuilles d'or et d'argent, des médiums, des pâtes de structure, et de vieux papiers peints, une matière qu'elle affectionne particulièrement.  «Ces papiers peints sont chargés d'histoire, ils procurent force et mystère… L'utilisation que j'en fais me permets de réconcilier l'ancien avec le moderne » La toile se construit par superpositions de couches de papier et de peinture, les matières se travaillent humides afin de laisser délibérément apparaître les froissements, les usures, les coulures, l’aspect patiné et tous les accidents de surface qui en résultent. Sous nos yeux comme autant de présences qui font remonter les souvenirs effacés, les œuvre…
Articles récents

Bertrand Martin, “Sonder l’âme humaine"

Les oeuvres de Bertrand Martin sont une invitation à réévaluer la lecture du portrait. Dans une volonté d’effacement, l’artiste apporte une dimension figurative qui échappe aux stéréotypes classiques.
Il peint ses proches, sa famille, ses amis ou des personnes rencontrées au hasard de la vie. Ces personnages d’apparence introvertie semblent plongés dans leurs pensées et nous invitent à chercher une compréhension profonde de ce qu'ils pensent et ce que nous pouvons apprendre d'eux. La plupart des attitudes sont capturées dans un moment de pensée, de réflexion, de sommeil et de mélancolie.
« On peut imaginer milles choses à travers un visage pensif (…) Il m’arrive de rendre mélancolique un visage qui ne l’est pas au départ. “La mélancolie, c’est le bonheur d’être triste" disait Victor Hugo…Ce sentiment résonne en moi. »
L’artiste prend le soin de souligner un regard dans le coin, des lèvres closes…« Les yeux et la bouche sont les deux principaux vecteurs d’émotion du visage…

Christophe Pillault, aux portes de l’émotion

Christophe est artiste-peintre autiste, Il ne parle pas mais s’exprime au travers de sa peinture depuis l’enfance. Ses dernières séries sont réalisées à l’acrylique sur toile à l’aide de ses mains et ses doigts.
L'acte de peindre est un désir spontané qui l’apaise. Christophe peint souvent très vite. Entre l’intention et l’accident, sous forme d’abstraction gestuelle, c’est son mouvement qui prime. Pour un contact plus direct et plus manuel avec la peinture, il peint à l’aide de ses doigts. Son procédé dévoile un foisonnement de touches hiérarchisées, d’une certaine force libératrice.
Sensible à la danse, Christophe visionne des spectacles chorégraphiques à la télévision, dans des revues, les livres d'art et reproduit des figures en mouvement. Dernièrement, il choisit de délaisser le figuratif pour s’engager dans une voie plus abstraite. Sous une pulsion de vie, sa peinture s’ouvre, joue sur les bords, sur l’hors-champ et envahit toute la surface, aux confins de la toile. Une f…

Isabelle Desse, montrer ce qui est beau

Portée par les forces de la nature, Isabelle Desse peint les paysages de sa région ; la Savoie, entre la restitution du réel la curiosité d’un ailleurs.
Elle envisage la création comme un acte apaisant et préfère participer au rêve en montrant ce qui est beau : « les paysages de neige pour leur délicatesse et leur graphisme épuré et ceux des autres saisons pourvu que le rêve y soit de mise. » Isabelle peint la montagne où elle a choisi de vivre. Une nature toujours plus insaisissable. Massifs, vallées, cours d’eau, petits villages et chalets isolés s’offrent à elle et lui permettent de faire rimer composition avec exploration.
L’artiste a une passion particulière pour l’aquarelle mais elle utilise parfois l’huile et l’acrylique. Lorsqu’elle commence à peindre, malgré la précision de son geste et du détail, elle ne perd pas l’idée de se détacher du précis et de donner libre cours à l’incertitude du trait. Pour ce faire, elle utilise des effets particuliers. Ce sont des impressions d’effa…

Francis Seninck, capturer le climat

Sous son pinceau, on ressent la puissance du vent, les changements du ciel, la violence et la beauté sauvage, parfois déchainée de la mer. Le récit pictural de Francis Seninck privilégie le réel dans ses aspects les plus précis. Le langage de la nature est préservé avec sa parole sensible. C’est une capture de l’instant sans manipulation. L’artiste peint avec une certain déterminisme figuratif les côtes bretonnes en apportant une attention particulière à l'atmosphère qui se dégage du lieu. « A chaque saison, chaque parcelle du littoral breton peut à moment précis me donner ce vif désir de tenter de restituer sur la toile ma fascination. »
Son travail est une succession de climats aptes à rendre un point de vue esthétique et indomptable des éléments. Les tempêtes, les vagues déferlantes ou la houle plus calme sont reproduites avec un réalisme minutieux. Lorsque les mouvements de l’eau sont moins tumultueux, les cieux prennent le relais en offrant tantôt une vision crépusculaire arrac…

Jean-Paul Schmitt, les cafés miroirs du monde

« J’aime l’ambiance des cafés, cet assemblage de convivialité, de discussions et d’individus silencieux. »
Le café favorise l'échange, la sociabilité, c’est le miroir de notre monde. C’est un lieu ouvert sur la rue avec son espace de liberté et de libre expression. On s’y rend pour être entouré, pour rencontrer, réfléchir, rêver, lire, écrire. C’est un endroit où l’on se donne à voir aux autres, où l’on se met en scène soi-même. Tournant le dos aux approches dualistes du monde, l’artiste y étudie le continuum pertinent entre l’environnement et l’intime, entre l’espace public et l’espace privé ; là-même où se déroule la vie. « J’aime ce qui est la vraie vie : la relation entre les êtres. Les cafés me permettent de dire cela. »
Jean-Paul peint l'ambiance particulière que l'on vient chercher dans ce lieu où le degré de distance et de proximité se revisitent. Sur sa toile, l’échelle spatiale réduite applique son point de vue sur cette approche sociétale. Le peintre rend compte d…

Dentelles d’artistes

L’exposition réunit douze artistes dont Danielle Dehoux-Grafmeyer, plasticienne et commissaire d’exposition à l’origine du projet cousu sur mesure et de toutes pièces pour le Musée des Manufactures de Dentelles de Retournac, Musée de France.
Comment réunir une diversité d’artistes plasticiens s'exprimant chacun de manière singulière autour d’une curiosité commune ?  Selon Danielle Dehoux-Grafmeyer : « le projet a débuté en 2018 et a construit sa maïeutique sensible dans le temps. »
Peintures, photographies, sculptures…Les techniques panachées des œuvres parfois doucement heurtées et pour d’autres totalement façonnées par la dentelle, participent à une exposition riche en surprises picturales.

Formes et motifs sont exploités de manière souvent inattendue dans une continuité temporelle, entre le patrimoine de passé et celui du devenir. Les liens entre les techniques d’hier et la sensibilité contemporaine se nouent remarquablement pour cet événement. La dentelle dans tous ses états, m…