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Roman Hamisky, une atmosphère anachronique

    Ses sculptures t émoignent de sa capacité à questionner l’œuvre sur le plan de la forme, de l’espace et de la matière. Roman Hamisky a ffirme sans cesse son goût pour l’expérimentation. Il choisit des matières indociles qui nécessitent l’expertise manuelle. La plupart de ses maquettes sont en terre, en plâtre, ou encore en fils métalliques. Roman sculpte ensuite la tôle de cuivre, le béton ou l’aluminium.   Il martèle, soude, ponce, applique de la feuille d’argent et patine à froid ou à chaud. Certaines sculptures sont fondues dans le bronze et travaillées pour obtenir un poli miroir. D’autres œuvres sont réalisées en bois en taille directe ou indirecte.   « Les procédés techniques apportent des solutions et soulèvent aussi beaucoup de questions. Les matières restent mystérieuses, insondables (…) J’aime cette idée d’exploration à travers l’expérience, de résultat d’un travail qu’on ne peut pas mesurer à l’avance. »   Pour élaborer son langage plastique, l’artiste se lai
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Michèle Coudert, une intention tribale ultra-contemporaine

    A la fois primitives et contemporaines, les sculptures totémiques de Michèle Coudert sont des masques qui fusionnent le rêve et la réalité, le conscient et l’inconscient, révélant la consistance d’une œuvre prolifique.   Elle esquisse d’abord au crayon un graphisme qui témoigne déjà d’un caractère, d’une personnalité. Puis le volume est travaillé à l’échelle souhaitée et réalisé avec la matière ; essentiellement le bois, le carton et le papier. Michèle Coudert a recours aux couleurs vives et à un certain degré d’abstraction. Elle simplifie et dépouille, accentue, déforme, à la recherche d'une vérité plus profonde que la ressemblance. « J'adapte la technique proprement dite au propos que je souhaite exprimer. Le récit est toujours présent pendant la création. »   Lorsqu’elle ne travaille pas ses sculptures-masques, ses collages à l’acrylique arrachent également du sens en faisant surgir des éléments disparates, abstraits et porteurs d’une narrat

Pascale Charrier-Royer, vers une nouvelle destinée

  Chaque seconde, 89x146cm Huile sur toile, 2022 Série "Parce que tout s'envole "   « Notre ère vit une période transitoire de métamorphoses, tout comme la vie qui s'y développe et qui doit s'adapter, à rebonds… »   Où va le monde, Transition, Métamorphoses, Rebonds, Évanescence sont des séries récentes de l’artiste qui témoignent d’ une nouvelle étape dans sa démarche artistique où il est question de bouleversements et d’évolutions. Pascale Charrier-Royer y décrit les signes de la transformation qui s'opère sur notre réel.   Des signes, des mots prolifèrent et se mettent en forme, en phrases, en réseaux autour des œuvres. Ils témoignent de ce monde visible en crise qui amorce une mutation majeure. Un message que chacun pourra ressentir comme une vibration universelle.    Dans cet univers, les espaces s’ouvrent et se rencontrent, percent le lien ténu entre les temporalités qui figent l’instant sans paradoxe. « Mes toiles La t

Olivier Desauw, de l’intemporel à l’universel

  Il manie l’acier brut avec une puissance maîtrisée. Entre figuration et abstraction, ses pièces uniques sont des créations parfaitement identifiables qui n’empruntent aucun autre terrain esthétique.   Olivier Desauw sculpte l’acier fin à froid ; des feuilles de 2 mm qu’il découpe au préalable et scie avant de coller des sillons derrière le support. L’équilibre s’installe entre les pleins et les vides, entre force et fragilité.   Le sculpteur utilise parfois la couleur pour exprimer un sentiment plus féérique en peignant et en vernissant l’acier.     Ses œuvres sont totémiques, laissant apparaître les plans supérieurs et inférieurs sous une multiplicité d’angles. Un jeu de lumières aux reflets changeants,   se dessinent sur l’acier sous une transparence insoupçonnée. Des formes concrètes, des ombres portées apparaissent et se projettent sur les plans verticaux et horizontaux, entraînant également certains bruits lors de la création. « Au maillet ou au mar

Pascal Thébault soulève l’imagination

  Mariage n°1- acrylique sur carton 120 x 80 cm. De la mer à la terre, ces différentes séries sont des étapes qui s’imposent d’elles-mêmes dans sa recherche de liberté et d’appréhension du réel.   Cet amoureux de la nature redonne à l’environnement son relief et ses particularités, de la surface des océans à la profondeur des champs et des forêts. Chaque toile est un surgissement d’une part de merveilleux, une véritable expérience au cœur du paysage. La perspective n’est pas appréhendée dans son entièreté, mais présentée comme un fragment isolé d’un ensemble plus vaste où chaque élément défend une symbolique.   Lorsqu’il peint la mer, la charge poétique se construit, on ressent la puissance du vent, les changements du ciel, le renouvellement continu des vagues qui évoquent en ce sens la force de l’eau. « C’est un appel vers l’horizon infini et une fascination pour le mouvement incessant de la mer et du ciel breton. »   Les fleurs font résonner un encha

Emily Helstroffer, révèle le sens caché

  Emily Helstroffer revendique la force imageante du portrait en questionnant l’identité féminine à travers des portraits singuliers.                                                                                                   Happée par l’expression de chaque personnage qu’elle peint, Emily travaille sans modèle et fait appel à son imaginaire. Elle magnifie le portrait en sublimant ce qui se dérobe sous nos yeux ; un regard, un détail du visage, du corps. Autant de présences et de signes qui s’effacent et que l’on doit décrypter avant la disparition. L'artiste souhaite privilégier l’émotion à la restitution exacte de la figure et de son identité. Elle renforce ainsi la dualité choisie entre figuration et abstraction.   Elle utilise l’acrylique, l’huile ou l’encre de Chine, parfois des matériaux de récupération, comme le bois, les feuilles, les cartons, les papiers, du sable etc. Elle juxtapose également les tonalités. C’est d’ailleurs dans cette relation à la couleu

Marina Cartiant, « Invasion »

    L’artiste imagine une projection utopique issue d’un scénario catastrophe causé par le réchauffement climatique. Cette installation « Invasion » met en se scène un coquillage géant propulsé par les fonds marins dans lequel les hommes trouvent refuge. « Après une catastrophe naturelle générée par l’homme, le niveau des océans a englouti les territoires. Les éruptions sous-marines ont expulsé des coquillages géants. Les humains les utilisent comme habitats flottants sur l’eau où d’autres coquillages se sont accrochés. » L’installation présente au sol un coquillage (176 x 40 x 60 cm) entouré par un demi-cercle (170 x 20 x 30 cm) constitué d’une roche sur laquelle s’incrustent du sable, de l’argile et des coquillages. Autour, un tapis de petits miroirs donne une impression d’eau. D’autres éléments phosphorescents renforcent la lumière. Cette architecture poétique de la mer est une nouvelle empreinte naturelle et délicate, du commun et de l’inconnu, du permane