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Articles

JOCE, la couleur des grands espaces

Elle peint les grands espaces du Québec où elle s’est installée, là-même où les saisons s’imprègnent du renouvellement permanent des couleurs.« Je peins des paysages apaisants qui nous plongent dans une immensité. »L’arrangement spatial occupe la totalité de la surface et contribue à une sensation de dépassement, au-delà de la limite, de la frontière.JOCE peint à l’huile au couteau. D’une vitalité toujours renouvelée, sa peinture est en constante évolution, bercée par un rythme chromatique qui lui appartient.De l’empâtement à une plus grande fluidité, l’artiste donne corps à sa peinture par des aplats généreusement colorés qui participent à la densité de la matière.L’œuvre est avant tout dynamisée par la couleur ; JOCE est une coloriste affirmée. Une sorte d’écho s’organise où une couleur en appelle une autre. Puis le lâcher-prise laisse évoluer les tons dans de subtils dégradés. Les couches se disposent une à une sous un jeu de variations. « C’est une palette méditerranéenne, emprein…
Articles récents

Bernard Goutiers, activiste esthétique

Bernard Goutiers construit son art de façon systémique ; un art entier qui est plus que la somme des parties induisant des pistes de réflexion sur l’état du monde. Chaque œuvre est un fragment, une pièce isolée d'un ensemble plus vaste.L’artiste fabrique un contexte, un réseau d’idées picturales qui se soutiennent et se structurent.« Je compose en puzzle ou en arborescence des “signifiés” supposés pertinents (…) Une idée seule en soi n’est rien si elle ne se construit pas sur un faisceau d’idées implicites qui la sous-tendent. C’est la différence entre un slogan et un art discursif. »Son art narratif transmet des images intemporelles dont le récit réel ou imaginaire exprime une action, une séquence, un arrêt, un instant T, laissant le climat se figer dans un état fugitif. Bernard Goutiers capture l'éphémère qui se dérobe. Cette suspension d’un moment renforce la tension picturale pouvant suggérer l’événement passé, en cours ou à venir. Le sentiment anachronique tient d’un état…

Hervé Fayolle, espaces convergents

Ses œuvres jouent des conventions d’espace et de temps. Ce sont des représentations narratives réalisées en équilibre constant entre le hasard et la maîtrise du geste.A l’aide de pinceaux, spatules, rouleaux, fourchettes et ses mains, l’artiste peint à l’acrylique sur toile. Il ajoute ensuite : médium, sable, sciure, spray, glacis, filasse pour travailler l’épaisseur et la matière. Après une première ébauche sous forme de création automatique, il utilise l’encre de Chine noire pour redessiner les formes en continu et leur donner sens. Dans cet agencement bouleversé, il trace les lignes, pose les limites, créé son propre ordre, faisant l’inventaire des errances et des hasards. Une manière de dompter la fuite et la persistance de l’inconnu.« Il est impossible pour moi de concevoir un travail à l’aide de taches de couleur brutes sans réorganiser les formes avec le dessin. C’est la raison pour laquelle je n’aime pas le terme abstrait. »De la surface jaillit le réel, par indices ; ce sont …

Jean-Jacques Navarro, contemplation naturelle.

Issu du dessin et de la peinture classique, le peintre a découvert dans la technique du pastel sec et de l’encre un nouveau terrain d’expression. Ses travaux nous placent dans un sentiment confortable et contemplatif. La contemporanéité de son œuvre se situe dans cette virtuosité alchimique d’équilibre de gestes, de techniques distinctes qui associent des couches de pastel et des effluves d’encres lui permettant de saisir un état des choses, des personnes et de l’environnement observé.Jean-Jacques travaille par thématique. Il dessine des portraits d’après modèles vivants, reconstitue des paysages inspirés de photographies… En explorant l’intime d’un environnement ou d’une figure humaine, sa manière pointe la poésie, laissant systématiquement surgir son imaginaire. Ses traits réalistes parfaitement identifiables s’enfuient vers une certaine abstraction pour devenir plus autonomes et libres.« Mon travail est une évolution continue vers le moins figuré. »L’artiste aime parfaire sa techni…

Jean-Marc Pouletaut, encres de Chine, abstraction gestuelle

Sans jamais se livrer définitivement, les lignes de ses calligraphies se multiplient sur la surface du papiertel un dialecte sans codes, chorégraphié entre l’illusion et le réel.Jean-Marc Pouletaut installe la création dans l’instantanéité. Son mode de production attribue une double fonction de contrôle et de hasard, entre la précision et le lâcher prise. Il rapproche ces deux intentions pour créer une nouvelle potentialité. C’est dans cette coexistence harmonieuse, qu’il trouve la source de sa créativité. De sillons en traces, comme une fulgurance, il dessine sa propre voie, laissant s’échapper une énergie libérée mais toujours maîtrisée. L’artiste peint de façon spontanée avec un seul gros pinceau pointu « petit gris » avecréservoir d’encres qui lui permet de travailler de petits, moyens et grands formats. Le point de départ est la reproduction des empreintes de ses cinq doigts de la main à la peinturenoire sur tissu. Ces marques répétées laisseront jaillir des formes originelles s’…

ODE Artiste du Vivant, « de la vie et de l’éclat »

Baptisée C19, cette « série hommage » dédiée à toutes les personnes sur le front durant la première vague de la pandémie, apporte un témoignage esthétique, solaire et lumineux.L’artiste a choisi un pissenlit en fleur. Chaque prisede vue est réalisée lors d’une séance en extérieur, sans flash, en macrophotographie ou en plan rapproché qu’elle capture guidée par l’impromptu. Puis, selon un rituel illuminé de bougies et d’encens, elle transforme ses clichés en se plongeant dans un état méditatif, de contemplation. Sur Photoshop, elle retouche, grossit, recadre, façonne la netteté, la saturation, le contraste des couleurs, la lumière. Elle multiplie ensuite l’image dite « Classique » selon un puzzle qu’elle nomme « Tapis de la Révélation ». Après,par découpes, la composition s’articule pour laisser place aux « KAléidoscopie » et au final, « Tapis de la Révélation » et/ou « KAléidoscopie » se structurent par tramespour donner naissances à des « AVAtart ». Ces assemblages sont des combinais…

Loïc De Langenhagen, couleur et verticalité

 Maquilleur professionnel et sculpteur Loïc De Langenhagen est en quête d’un « esthétiquement beau » qui pourrait plaire à chacun. « J’ai eu envie de sculpter grâce à Picasso et Niki de Saint Phalle, deux fortes personnalités, colorées qui ont su jouer des contrastes et des formes arrondies. »Pleines et élancées, en courbes et en rondeurs, ses sculptures anthropomorphiques aux tonalités multiplesrévèlent un caractère physique tangible. Une histoire au vocabulaire simple et accessible. Les pleins, les vides, les symétries, les couleurs constituent des épisodes faits main à la charge émotionnelle pénétrante immédiatement. L’artiste a choisi l’abandon de la ressemblance au profit de l’essentiel.Il fragmente se séparant du superflu. L’expression du visage de ses figures s’efface, devient inaccessible, mystérieuse. La frontière entre le masculin et le féminin se franchit pour envisager une nouvelle manière d’appréhender le corps où la déstructuration des entités sexuées devient possible. C…