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Articles

Cécile Coent, entre la nature et l’oubli

  Apostrophe, 2022, encre sur polypropylène, 50 x 70 cm Ses œuvres sont des empreintes abstraites reconstituées de l’environnement naturel, un regard curieux et poétique sur le monde , les autres et les béances de notre mémoire.      Dans la pureté de son vocabulaire plastique, il y a une façon de renouer avec la nature originelle. En contemplant le spectacle de la nature, Cécile peint à l’aide de l’encre à alcool sur des supports plastiques ou métalliques tel que le polypropylène, le pvc expansé, le Plexiglass ou encore le Dibond.   Des espaces colorés, souvent vifs et électriques s'interpénètrent, laissant libre cours au hasard. Ils se devinent comme des apparitions que l’on ne peut saisir que partiellement. La superposition et la dilution des tonalités se structurent par trames. Viennent s’ajouter des lignes, des courbes et des hachures qui scandent la surface. Son évocation abstraite de la nature provoque une émotion profonde et bouleversante .  
Articles récents

Pascale Charrier-Royer, entre force et fragilité

    Le souffle, 146x89 cm, huile sur toile, 2022, série "Parce que tout s'envole"   « Je souhaite montrer la volatilité de la vie, des sentiments, de notre planète et son interdépendance avec notre cosmos. Comme le vent et l’air, tout nous échappe… »   Réalisée à l’huile sur toile, la nouvelle série de Pascale Charrier-Royer "Parce que tout s'envole" célèbre l’éphémère qui se cache dans les multiples combinaisons possibles du monde. Ses œuvres sont un lieu de relecture de l’environnement où la force des éléments est déterminante pour la quête du devenir.   « Cette série est née d'une réflexion sur la force et la fragilité à la suite du spectacle de danse "Zephir" de Mourad Merzouki auquel j’ai assisté en janvier 2022. C’est un dialogue entre le souffle et la danse où les danseurs se livrent à un véritable corps à corps avec les vents marins. »   Dans cette série, chaque œuvre adopte des occasions de mutation en

Regain Art’Lyon 2022, un salon artistique incubateur de talents

  65 artistes (peintres, plasticiens, sculpteurs, photographes) exposent au Palais de Bondy de Lyon du 10 au 25 septembre 2022. Véritable reflet de la vitalité de la création actuelle, Regain Art’Lyon permet de découvrir des œuvres et des correspondances artistiques inédites. Le salon développe cette année le champ des possibles au cœur de pratiques aussi émergentes que confirmées avec une volonté tournée vers l’international et l’invitation de l’artiste plasticien Antonius Driessens.   «  Le salon affiche une volonté très forte de surprendre en modernisant et dynamisant notre sélection afin d’offrir une visibilité à des œuvres qui témoignent de toute la richesse de la création actuelle  » explique Elise Palmigiani, présidente du salon.     Par sa volonté de dynamisation et de mise en synergie de nombreux acteurs intervenant dans les mécanismes de reconnaissance et de valorisation de l’art, Regain Art’Lyon a choisi, cette année, sous sa magnifique vitrine lyonnaise, d’offrir u

Jean-Marie Bidet, nature chahutée

  Cette série évoque la nature et ses tourments vacillants, mouvants et vivants. Elle se dessine comme des feuillages portés par la brise du vent, issus des variations de son esprit, préservant tout leur secret.   En suivant un processus essentiellement intuitif, Jean-Marie Bidet fait surgir des sensations de nature. « Il suffit de regarder, de sentir et d’écouter mère Nature, notre chère Gaïa. Puis cela commence à se mettre en place, aidé par notre guide spirituel qui prend les commandes. » Son appréhension de l’environnement est une errance subjective où la dérive devient liberté.   L’artiste travaille avec un mélange de divers médias ; l’encre d’imprimerie, le stylo, le feutre, divers crayons tendres, parfois du brou de noix très dilué qu’il peaufine avec de la mine plomb.   Sa force poétique s’appuie sur une palette volontairement réduite traitée souvent avec une valeur de bichromie ; une dualité noire et blanche, entre profondeur et illuminat

Roman Hamisky, une atmosphère anachronique

    Ses sculptures t émoignent de sa capacité à questionner l’œuvre sur le plan de la forme, de l’espace et de la matière. Roman Hamisky a ffirme sans cesse son goût pour l’expérimentation. Il choisit des matières indociles qui nécessitent l’expertise manuelle. La plupart de ses maquettes sont en terre, en plâtre, ou encore en fils métalliques. Roman sculpte ensuite la tôle de cuivre, le béton ou l’aluminium.   Il martèle, soude, ponce, applique de la feuille d’argent et patine à froid ou à chaud. Certaines sculptures sont fondues dans le bronze et travaillées pour obtenir un poli miroir. D’autres œuvres sont réalisées en bois en taille directe ou indirecte.   « Les procédés techniques apportent des solutions et soulèvent aussi beaucoup de questions. Les matières restent mystérieuses, insondables (…) J’aime cette idée d’exploration à travers l’expérience, de résultat d’un travail qu’on ne peut pas mesurer à l’avance. »   Pour élaborer son langage plastique, l’artiste se lai

Michèle Coudert, une intention tribale ultra-contemporaine

    A la fois primitives et contemporaines, les sculptures totémiques de Michèle Coudert sont des masques qui fusionnent le rêve et la réalité, le conscient et l’inconscient, révélant la consistance d’une œuvre prolifique.   Elle esquisse d’abord au crayon un graphisme qui témoigne déjà d’un caractère, d’une personnalité. Puis le volume est travaillé à l’échelle souhaitée et réalisé avec la matière ; essentiellement le bois, le carton et le papier. Michèle Coudert a recours aux couleurs vives et à un certain degré d’abstraction. Elle simplifie et dépouille, accentue, déforme, à la recherche d'une vérité plus profonde que la ressemblance. « J'adapte la technique proprement dite au propos que je souhaite exprimer. Le récit est toujours présent pendant la création. »   Lorsqu’elle ne travaille pas ses sculptures-masques, ses collages à l’acrylique arrachent également du sens en faisant surgir des éléments disparates, abstraits et porteurs d’une narrat

Pascale Charrier-Royer, vers une nouvelle destinée

  Chaque seconde, 89x146cm Huile sur toile, 2022 Série "Parce que tout s'envole "   « Notre ère vit une période transitoire de métamorphoses, tout comme la vie qui s'y développe et qui doit s'adapter, à rebonds… »   Où va le monde, Transition, Métamorphoses, Rebonds, Évanescence sont des séries récentes de l’artiste qui témoignent d’ une nouvelle étape dans sa démarche artistique où il est question de bouleversements et d’évolutions. Pascale Charrier-Royer y décrit les signes de la transformation qui s'opère sur notre réel.   Des signes, des mots prolifèrent et se mettent en forme, en phrases, en réseaux autour des œuvres. Ils témoignent de ce monde visible en crise qui amorce une mutation majeure. Un message que chacun pourra ressentir comme une vibration universelle.    Dans cet univers, les espaces s’ouvrent et se rencontrent, percent le lien ténu entre les temporalités qui figent l’instant sans paradoxe. « Mes toiles La t