Invité d’honneur du 43e Salon international des arts à la Galerie Nesle, du 23 au 26 avril 2026, Richard Gautier est l’un des derniers héritiers d’une tradition picturale exigeante : celle du trompe-l’œil . À contre-courant des tendances contemporaines, l’œuvre de Richard Gautier revendique une fidélité presque militante au réel — ou plutôt à son illusion maîtrisée. Une trajectoire entre rigueur académique et insoumission Formé à l’Académie des Beaux-Arts de Poitiers puis à l’Académie Anquetin à Neuilly, le peintre construit très tôt un langage pictural fondé sur la précision, mais aussi sur une forme de résistance aux dogmes. Là où l’enseignement académique prône l’imitation du modèle, lui choisit d’en comprendre les mécanismes pour mieux s’en affranchir. Ce double parcours — entre Beaux-Arts et enseignement parallèle auprès de copistes du Louvre comme Mme Versini — forge une pensée artistique indépendante. Gautier ne copie pas : il analyse, déconstruit, puis reconstruit le vis...
Chez Ene Jakobi, le dessin n’est jamais un simple exercice d’observation. Il est un acte de résistance douce, un geste de présence obstinée dans un monde qui regarde sans voir. Sa série « Palais Garnier » éditée dans la collection « Le Street-Art du 19 e siècle » réunis de dessins réalisés en 2019 devant les sculptures du Palais Garnier. La série propose une double lecture, fidèle à la démarche de l’artiste, où l’histoire de l’art dialogue avec une critique aiguë de notre présent. Sous le crayon d ’Ene Jakobi , les sculptures monumentales de Jean-Baptiste Carpeaux, Alexandre Falguière, Henri Chapu, Louis-Félix Chabaud ou encore Amandus Adamson, sont des corps à nouveau instables, chargés de tensions morales et politiques. Le regard de l’artiste se forme sur le vif, au contact direct des passants, des touristes et des influenceurs venus se photographier devant ces corps de pierre. Le procédé technique est volontairement simple : croquis réalisés sur pla...