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Affichage des articles du octobre, 2021

Anne Tostivint, les chimères d’une nouvelle ère

Fascinée par les mythes et les légendes, elle se nourrit d’histoires ancestrales et de souvenirs d’enfance. Anne Tostivint utilise le dessin pour apprivoiser ses peurs qu’elle transforme en mobile sur papier découpé. A l’aide du crayon, du crayon de couleur, de l’encre de chine, du pastel, de la suie, de l’aquarelle ou encore du stylo bille, elle fabrique des pantins et d’autres poupées fétiches aux corps hybrides. Ces créatures à l’étrangeté tangible font se télescoper l’humain, l’animal, le sauvage et le végétal. Aussi loufoques qu’inquiétantes, entre féerie et cauchemar, ces représentations symboliques sont de pures fantasmagories en période de métamorphose. Les figures jouent dans l’espace avec les oxymores de l’équilibre et du déséquilibre, oscillant de l’allégresse à la tristesse, de l’apparition à la disparition, de la fixité au mouvement, jusqu’au vertige de la légèreté et de la pesanteur. Habiter un territoire ou le déplacement s'exprime de façon circulaire.  « C’est la pr

Les combinaisons protéiformes de Raslain

À l’intérieur de son dispositif, la marge de liberté est grande. S’il peint à l’acrylique et à l’huile sur toile, Raslain est aussi un artiste des arts visuels.     « Je mets à profit mes formations en photographie, vidéo et art numérique pour varier les supports de création. »   Inspiré par l’univers urbain et Paris en particulier, Raslain témoigne de la ville et de ses mystères, reconstitués par filtres, mêlant le réel à l’irréel. Les silhouettes des passants, en mouvement, deviennent spectrales. Dans cet espace indéterminé, l’expérience est onirique, hypnotique. Elle se parcourt à la lecture de mutations visuelles par graduation.     Le peintre travaille par superpositions de plans, insère la couleur, équilibre les masses, ajoute, morcelle, superpose, laissant les strates s’accumuler, se combiner. Le motif lutte avec la figuration et la ligne claire en creusant le réel vers sa déconstruction. « Ma peinture est imprégnée par ces formes magiques, cubiques et métalliques

Sous l’élan et l’impulsion de Didier Merlin

  Chacune de ses œuvres est une création automatique qui s’apparente à un rêve fiévreux. Un fragment, une pièce isolée d'un ensemble dont la composition se décrypte sans se prêter au jeu de la cohérence. L’artiste fabrique un contexte, un réseau d’idées picturales indépendantes qui font sens ensemble. « Je ne souhaite pas porter de messages mais juste une émotion, une fuite à rêver. »   On retrouve pêle-mêle Tintin, un astronaute, des business women pressées, des migrants, des fourmis, des chiens, des masques et d’autres nains de jardin qui gravitent au sein de projections personnelles, semblant jaillir de l’esprit de l’artiste par profusion. Didier Merlin a passé son enfance en Afrique et sa jeunesse en Suisse. Son discours narratif naît parfois d’une image issue de l’actualité ou parfois de ses propres souvenirs. Il fait apparaître les injustices en filigranes sous une tonalité éloignée de la gravité, quelquefois de façon amusée. « Lorsqu’un fait m’interpelle, une image,