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Articles

Affichage des articles du juillet, 2021

Joëlle Darmon, préserver le merveilleux

Son intention stimule l’imaginaire, fait naître chez le spectateur l'envie de voyager au cœur de paysages sans frontières, à la rencontre d’hommes et d’animaux… Un monde réjouissant qu’elle nous invite à préserver.    Son geste exige la méthode mais assume le hasard et l’imprévu. L’artiste travaille les techniques mixtes pour plus de liberté dans sa pratique. Acrylique, pigments, encres, peintures à effets tels que le vitrail et la céramique, modeling paste, mortiers, collage, résine, argile, sable, poudre de quartz, gels, feuilles d'or, d'argent et de cuivre se mélangent sur la toile. A l'aide de spalters, de couteaux, de brosses et de pinceaux, et dans un mouvement perpétuel, lorsque le trait n’est pas figuré, la forme d’entités abstraites colorées, entrelacées ou autonomes se combinent pour prendre la densité, le relief et la transparence recherchés. La toile se construit par superpositions de couches laissant délibérément l’inattendu opérer sur la surface. «

Monique Wender revisite les perspectives

Ses photographies deviennent des peintures donnant sens à une atmosphère singulière, ultra-réaliste. Sous un cadrage fasciné, l’espace de la perception s’étire et se condense vers des détails percutants.   Elle peint à l’huile sur toile. Son travail est issu de ses photos numériques qu’elle transforme à l’écran en panoramique. Sous une vision continue, tout le paysage qui s’offre à elle est restitué, lui permettant de revisiter les perspectives, les formes et les couleurs. « Je veux qu'on ressente la photographie dans ma peinture. Le réalisme photographique associé à la transposition des couleurs, le travail sur l'image avec l'ordinateur sont pour moi une manière de rendre compte de notre époque. »   Comme au cinéma, la scène capturée est envisagée tel un plan séquence étiré ; un fragment appréhendé dans son entièreté, une pièce isolée d'un ensemble vaste. De la composition à la couleur, tout est question d’équilibre. Un jeu de lignes de force et de fuite en par

Marianne Le Vexier, vers un ailleurs

Elle insuffle à ses compositions onirisme et symbolisme. Chaque toile délivre un message, un morceau de rêve que chacun pourra ressentir comme une vibration personnelle.   La narration occupe une place dominante dans son œuvre où différents niveaux de récits s’entrechoquent. L’artiste écrit et dessine tous les matins. Ses arguments prolifiques se laissent réapproprier par son inconscient, par sa capacité presque magique de projection. C’est une porte d’accès vers une étrangeté non cloisonnée, celle d’un rêve éveillé. « Je rêve énormément, je me souviens de mes rêves, et je les écris. Mes rêves nourrissent mon travail. »    La composition est envisagée en mutation. Des figures évoluent sous des lignes déformées, semblant prendre un élan pour se déployer toujours de façon chorégraphiée. Ce sont des loups, des mains, des maisons, des poissons ou encore des personnages ailés. « Ils font partie d’un jeu de construction. Les ailes évoquent la liberté, elles laissent venir l’ina