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Affichage des articles du juillet, 2026

Aliette Duroyon, une éthique de la fragilité

(DR) Le travail d’ Aliette Duroyon s’inscrit dans une tension constante entre beauté et inquiétude. Son œuvre représente la nature en y convoquant les fragments réels — coquillages, sable, insectes, végétaux — comme autant de présences fragiles, presque vulnérables, qui portent en elles la mémoire du vivant. Ce recours aux matériaux organiques constitue un acte profondément engagé. Il ne s’agit ni d’esthétiser la nature ni de la célébrer naïvement, mais de rappeler qu’elle est aujourd’hui menacée, altérée, exploitée. Les coquillages, récurrents dans ses installations, apparaissent comme des architectures abandonnées, des enveloppes vidées de leur habitant. Ils contiennent le temps, la mer, la lenteur du vivant. Dans des œuvres comme Déferlante ou Murmurations Océanes , ils évoquent simultanément la beauté des fonds marins et leur vulnérabilité face à l’acidification des océans, à la surpêche et à l’effondrement des écosystèmes. Suspendus, accumulés, mis en mouvement ou figés dans une...