Avec cette ultime série, Jean-Marc Pouletaut dresse de nouveaux paysages mentaux dont les traits sont dictés aussi bien par la peinture que le matériau. Du vide au plein, du rien à l’accumulation, ces œuvres créent le dialogue et la confrontation entre le trait et l’objet. Le peintre utilise des coquillages et couteaux ramassés sur les plages de Normandie mais aussi des cendres, des ficelles, des papiers froissés, des écorces de bois, ou encore des fonds de bouteille en plastique, des couvercles de boîtes de cigares, des pots de yaourt et des plaquettes de médicaments. Comme un environnement en mutation, les plans et les volumes dialoguent pour structurer l’espace sous une perception organique, débordante et expansive. Cette topologie d’une nouvelle terre où s’accumulent parfois des fragments de déchets, fait référence aux paysages manufacturés montrant les effets néfastes de l’industrialisation et de la pollution ...
Les talents émergents de l'art contemporain