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Articles

Théodora Bernardini, réminiscences naturelles

Sa peinture est directement connectée au processus de la mémoire pour faire ressurgir ses sensations de nature. Elle en ressent les composantes profondes en lien avec les résurgences de l’enfance.
« Mon grand-père Théodore avait en Loraine un jardin féerique où fleurs, rosiers, couleurs, parfums, saveurs se mélangeaient. Ce jardin imprimé dans ma mémoire m'a toujours fasciné.  Je tente aujourd’hui d'interpréter ces ressentis de mon enfance. » Ses souvenirs sensoriels et affectifs laissent surgir les réminiscences d’un extérieur enchanté qui devient celui d’un parcours intérieur. Une somme de phénomènes, de mouvements et de correspondances. Ces morceaux de paysages sont autant de catalyseurs de récits possibles entre zones de flou et de détails plus nettement définis, là même où l’ornement masque autant qu’il dévoile. Entre références et substances, la narration sort du cadre et laisse l’histoire se poursuivre.
L’expérience qu’elle souhaite raviver a trait au domaine de l’ailleur…
Articles récents

Caroline Veith, entre la catastrophe et le carnaval

Par sa pratique du dessin, elle trace des correspondances narratives entre les réalités sociales de son quotidien et les fictions de la tradition du conte.
« Le dessin est relié au papier, c’est un lien avec le tracé, l’écriture. » Ses œuvres sont des représentations narratives réalisées avec humour et subtilité en équilibre constant entre la maîtrise du geste et l’improvisation. « Au départ, je travaille à vide en laissant glisser mes plumes à réservoir qui me permettent de dérouler le trait comme une écriture automatique. » Ce langage spontané au tracé systématique, probablement influencé par son parcours aux Arts Appliqués, se construit selon une multitude de juxtapositions de scènes aux détails minutieux.
L’artiste sait indéniablement raconter une histoire. Lorsqu’elle ne grave pas, elle utilise le Posca, le pinceau mais aussi des outils plus fins comme la plume qui lui permet avec l’encre de chine de dessiner sur polyester translucide. Le support est ensuite apposé sur papier blanc…

Pascal Thebault sous la trame du réel

Les œuvres de Pascal Thébault frappent par la subtilité de leur rapport à l’équilibre dont elles semblent être les trames poétiques d’un réel en perpétuel mouvement. Sa pratique applique la méthode de l’écaillage du réel. C’est d’abord une expression libre face au paysage de la baie du Mont St Michel. La surface est ensuite scandée par une trame constituée de lignes, mesurant l’espace et apportant une « physicalité » picturale. Elle prend forme selon un système de grilles, de croisements. Cette représentation structurelle parvient à révéler une esthétique réinventée. Les intersections s'unissent et sont en soi une forme résolue de détermination, la promesse d’une continuité. Elles recensent de curieux désordres du paysage, qui sont aussi des ordonnancements et d'infimes déplacements entre ciel et terre.
Éléments de transition, elles mettent simultanément en évidence présence et absence, créent des creux, réduisent à zéro, font place au vide et, finalement, montrent les manque…

Marina Cartiant, " Lux mea lex : La lumière est ma loi." *

Pour cette nouvelle installation l’artiste a souhaité " faire rentrer le dehors dedans" en se concentrant sur les thèmes de la lumière, des messagers et de la transmission.
 La lumière circonscrit l’espace, l’atmosphère. En définissant les pleins et les déliés des volumes, elle suspend le moment et donne du poids à l'ombre fugitive. L’installation est présentée dans un espace clos où la lumière artificielle des spots fixés sur les murs de la salle d’exposition se lie à la lumière naturelle. La voûte en arc de cercle du site permet de par sa forme de capter les rayons d’un soleil rasant en exploitant les qualités spatiales et sensorielles de la lumière quel que soit son spectre d’émission et ses longueurs d’ondes. Ces jalons lumineux indiquent les chemins vers l’espace, la profondeur, l’infini. 


L'artiste crée un monde qui exhibe ses éléments constitutifs. Elle s'empare du territoire en diversifiant les matériaux et les échelles avec toujours cette distance entre…

Nathaniel Attar, l’art de consommer

Il interroge notre rapport à la société de consommation à travers un objet familier, ordinaire, produit en série, standardisé qu’il transforme en œuvre d’art. Parcours de l’ordinaire à l’extraordinaire…

Nathaniel Attar peint à l'acrylique, use parfois du pochoir et procède à la découpe de canettes qu'il colle et cloue ensuite sur sa surface. « Chaque élément est fixé sur un petit support qui permet de donner du relief à l’œuvre et de laisser retranscrire la légèreté du matériau. »
Il s'agit de mettre en évidence le caractère sculptural de la canette au travers d’un prisme critique défiant sa forme et sa fonction.  Peinte, fragmentée, récupérée, recyclée, découpée, pliée et façonnée, la canette, suit un nouveau cycle de vie.
« Les canettes sont pour moi le vecteur du concept "Humanfuel"; le contenant de toutes les essences et carburants de notre société. Elles sont partout(...)Lorsque nous consommons ce produit, nous sommes séduits par son contenant avec ses codes co…

Jiri Kovanic, sculpteur de l'espace

Par la sculpture, il développe sa sensibilité pour l’édification. Ses œuvres habitent l’espace et construisent des lieux de passage entre intériorité et extériorité.

Étranges et poétiques, de bronze et de pierre, les sculptures de Jiri Kovanic jouent aujourd'hui avec la matérialité de l'acier. Ce sont de véritables objets fragmentaires, surréalistes, qui ne deviennent complets que dans la perspective de leurs étirements et leurs rétractions. L'artiste s’approprie la matière d’une manière extrêmement personnelle en jouant de sa disqueuse et de sa soudeuse. Ses plaques d'acier font sens ensemble, dans un espace de dialogue. Elles se transforment dans un rythme en mouvement, comme une forme organique qui ne saurait opter pour une direction précise. Elles s'assemblent, se juxtaposent, s'agencent pour s’influencer, se répondre, se contredire en intégrant dans leur composition le geste d’abandon pour en célébrer la fluidité et la puissance.

Architecte de formation, …

Patrice Claude, dynamique virtuelle

Il élargit son champ artistique et renouvelle son discours dans un environnement où tout est numériquement échantillonné et recomposé. A l’aide de trois logiciels distincts Patrice Claude retravaille ses photographies prises par ses soins où dénichées en libre accès sur le Web. Cette matière numérique lui sert de base qu’il retravaille ensuite sur tablette numérique.
L’interaction entre le paysage et le programme
Sa matrice créative se compose de prises de vue de la nature, de plages mais aussi d’éléments urbains tels que des ponts ou des portes. A l’aide du stylet, l’outil graphique des années 2000, l’image incarnée est passée au crible des filtres numériques. Elle se dissout et évacue hors du réel tout signe pour alimenter la dimension abstraite. Elle se transforme en une quantité impressionnante de données, de nombreux pixels qui décomposent l’image en puzzle. L’espace environnant s’ouvre, se régénère. La lumière, la couleur se modifient dans une transition entre espace physique et e…