Accéder au contenu principal

Articles

ODE Artiste du Vivant, « de la vie et de l’éclat »

Baptisée C19, cette « série hommage » dédiée à toutes les personnes sur le front durant la première vague de la pandémie, apporte un témoignage esthétique, solaire et lumineux.L’artiste a choisi un pissenlit en fleur. Chaque prisede vue est réalisée lors d’une séance en extérieur, sans flash, en macrophotographie ou en plan rapproché qu’elle capture guidée par l’impromptu. Puis, selon un rituel illuminé de bougies et d’encens, elle transforme ses clichés en se plongeant dans un état méditatif, de contemplation. Sur Photoshop, elle retouche, grossit, recadre, façonne la netteté, la saturation, le contraste des couleurs, la lumière. Elle multiplie ensuite l’image dite « Classique » selon un puzzle qu’elle nomme « Tapis de la Révélation ». Après,par découpes, la composition s’articule pour laisser place aux « KAléidoscopie » et au final, « Tapis de la Révélation » et/ou « KAléidoscopie » se structurent par tramespour donner naissances à des « AVAtart ». Ces assemblages sont des combinais…
Articles récents

Loïc De Langenhagen, couleur et verticalité

 Maquilleur professionnel et sculpteur Loïc De Langenhagen est en quête d’un « esthétiquement beau » qui pourrait plaire à chacun. « J’ai eu envie de sculpter grâce à Picasso et Niki de Saint Phalle, deux fortes personnalités, colorées qui ont su jouer des contrastes et des formes arrondies. »Pleines et élancées, en courbes et en rondeurs, ses sculptures anthropomorphiques aux tonalités multiplesrévèlent un caractère physique tangible. Une histoire au vocabulaire simple et accessible. Les pleins, les vides, les symétries, les couleurs constituent des épisodes faits main à la charge émotionnelle pénétrante immédiatement. L’artiste a choisi l’abandon de la ressemblance au profit de l’essentiel.Il fragmente se séparant du superflu. L’expression du visage de ses figures s’efface, devient inaccessible, mystérieuse. La frontière entre le masculin et le féminin se franchit pour envisager une nouvelle manière d’appréhender le corps où la déstructuration des entités sexuées devient possible. C…

Tadas Zaicikas, les strates de l’émotion

Sa peinture est mouvante, vivante. La sensation de mouvement qui en émane offre une vision puissamment expressive qui emprunte le vocabulaire de la street culture. Tadas Zaicikas vit à Saint-Pierre-et-Miquelon, une terre où la couleur fait partie intégrante de la vie. Là-même où la luminosité est extraordinaire, les paysages exceptionnels et les habitations habillées de tonalités vives. Sur ses toiles, on ressent l’atmosphère expressive de l’architecture urbaine de l’archipel avec la virulence des valeurs chromatiques qui procurent une dimension physique immédiate. « Le monde d’aujourd’hui est très sombre. Nous avons besoin de couleurs dans ce monde déprimé. »Sa série inspirée du Street art dépeint sur toile des masses vibrantes et expansives qui participent à une sensation de spatialisation continue en se déployant sur toute la surface de la composition. La technique mixte mélange l’acrylique, l’huiles et d’autres matières. Les procédés du dripping, du pouring laissent la possibilité…

Pascale Charrier-Royer, nouveau monde

Concernée par son époque et son temps, l’artiste montre l’avant et l’après de la construction d’un nouveau monde.

« La série « Nouveau Monde » est née d’un constat planétaire, d’une évidence de mettre en exergue une réalité objective telle que la montée des eaux, la pollution ou encore la disparition des espèces pour questionner l’homme et le mettre face à ses responsabilités. »

La valeur contemplative et atmosphérique de sa peinture offre un nombre incalculable d’apparences à l’état d’énigmes. Ce sont des terrains de questionnement dictés par l’aléatoire où le spectateur construit sa propre représentation. L’apparition-disparition répond à l’éloge du geste de l’artiste où tout est question de mouvement et de déplacement.

Les effets de textures, d’empâtements et de modulations à l’huile par ajout et retrait
à l’aide de couteaux, de brosses et de pinceaux sur toile orientent vers un équilibre dynamique, une impression de continuité qui aboutit à une abstraction élégante. Des accents vigo…

Orza Tanem, l’émotion libre

L’œuvre d’Orza est gouvernée par la grâce et le mouvement avec cette capacité d’éveiller une émotion profonde, empreinte de liberté.Ses traits sont des émanations abstraites et pures issues de son esprit invoquant parfois certaines représentations. Ce sont des images oniriques bercées par un vécu qui prend racine en Algérie.Sa peinture évoque une atmosphère qu’elle a connue, des paysages, des rencontres qu’elle a intériorisées et qui rejaillissent comme des souvenirs diffus. Le sublime d’un paradis retrouvé, les dunes d’un désert lointain comme le souffle du Sirocco ou l’orage d’un ciel tourmenté… Autant de paysages en mutation, balayés dans un mouvement perpétuel où le bleu et le jaune dominent.Le choix des couleurs naît comme une évidence instinctive. La peintre transmet la palette radieuse de ses émotions.La densité des pigments induit des profondeurs. Ses derniers travaux accordent d’ailleurs de l’importance à une matière épaisse, plus dense, plus en relief. Couche après couche, l…

Hervé Perdriel, quel « nouveau monde » ?

Quelle est la place de l'humain dans notre société postmoderne et numérique ? Hervé Perdriel dépeint une approche du « nouveau monde » née pendant le confinement. « L'enfermement involontaire a provoqué un désir de m'exprimer et de mettre en image ce qui m’était privé d'accès ; les échanges, le territoire, la nature, l'art... »Cette série fusionne des fragments numériques hétéroclites. Leur hiérarchie s’inspire du vocabulaire de certains poètes tels que Leo Ferré ou Hubert Félix Thiefaine qui, par leurs champs lexicaux variés, font s’entrechoquer les temps, les sons et les niveaux de langage.Les collages digitaux d’Hervé Perdriel invitent à un voyage introspectif où l’inconscienty apporte de l’ordre en l’interprétant. Du dedans au dehors, ils permettent aussi une projection vers l’extérieur où les territoires semblent mutables, en mouvement, créant une atmosphère de désorientation, au-delà des époques.Dans ce périple esthétique et technologiquement transformé, tout…

Laurence Buaillon, peindre la composante existentielle

L'œuvre littéraire de Virginia Woolf est une source d’inspiration pour sa peinture depuis sa jeunesse. Cette série présentée lors de l’exposition « Autour de Virginia Woolf » au Château Lachieze à Saint-Sozy (46) les 29 et 30 août 2020 témoigne d’une fascination foisonnante pour l’auteure britannique.

Cette série qu’elle souhaite aussi sensible qu’émotive, à l’image de l’œuvre de la célèbre romancière, questionne l’identité féminine à travers des portraits singuliers.
Les personnages sont adoptés sous une dimension physique et psychologique. Chacun endosse une posture qui lui est propre, un caractère inédit, aux confins de l'intime, là-même où il est question d’intériorité, de secret, de séduction, de doute.
« L'image féminine constitue toujours une énigme (…) Je guette l'instant où la matière de ma peinture évoquera le trouble de l'émotion. »

Les figures bavardes d’élégance sont soutenues par une touche réaliste. Les effets de cadrage les dramatisent et captent notr…