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Articles

Les messagers de Marina Cartiant

Les messagers éveillent les consciences avec tact et féérie vers la quête spirituelle d’un monde meilleur. Ilsinvoquent toutes les bonnes volontés pour la préservation de la planète, ses habitants et ses rituels.
Ce qui caractérise de prime abord cette œuvre de Marina Cartiant c’est son indéniable essence contextuelle. La nature, le végétal, l’humain et l’animal sont les surfaces d’expression qu’elle utilise pour lancer un appel sous forme d’un manifeste lumineux. L’artiste sacralise les symboles pour nous renvoyer aux inégalités du monde qu’elles soient d’ordre naturelles, culturelles ou identitaires. L’aspect onirique s’impose. Il est renforcé par la dimension mystique parfois presque vaudou qui s’empare de l’œuvre et semble la posséder. Habité par un paysage aux confins du chamanisme, l’installation évoque également les religions monothéistes et polythéistes par un accessoire ; un collier en bois, un verre, un chapelet, un bâton de vie et autre grigri… « On peut déchiffrer à traver…
Articles récents

Corinne Cavillac, « Abstractions solides »

Dans l’objectif de son appareil photo, elle voit d’abord une trame autoritaire ; des lignes verticales, horizontales, concaves, puis lorsqu’elle s’en approche, elle saisit d’autres compositions abstraites, des pans ordonnés de couleurs et de matière. Elle capture les architectures urbaines avec l’envie de nous surprendre.
Corinne Cavillac réalise ses photographies en instantané, à l’éclairage naturel, sans filtres ni retouches plastiques. Seule compte l’idée, l’astuce qui vient faire basculer un instant, un volume, une ligne, un angle, une texture, une couleur repérée et attrapée vers quelque chose de complètement différent. La prise de vue prend une signification nouvelle, dans un autre cadre renversé, inédit. Cet agencement de la construction accentue le point de vue structurel. Il est envisagé comme un aspect purement malléable. « Les possibilités des matériaux comme le béton sont une pâte à modeler de base pour mes cadrages. »
A la mesure de l’apparente froideur des façades, entre ma…

Etienne Pierart, le spectacle grandiose et indomptable

La planète est son studio. Ses photographies véhiculent la beauté et la complexité des contradictions d’un monde fragmenté ; des rapports entre les espaces, les territoires et les peuples.
Etienne Pierart porte un regard sur un état du monde actuel, éclairant les marques d’un changement entre résistance, espoir et destruction. Il explore l’intime d’un paysage ou d’une vue quotidienne. Une manière de pointer la poésie du paradoxe. Ce mix sensitif ouvre les portes vers d’autres dimensions de la réalité. Il s’attarde sur les plis du réel dans lesquels résident le mystère en exploitant à merveille le moindre interstice. Ses travaux sont issus d’observations entretenues par l’homme sur l’environnement. Ils empruntent un mode opératoire qui lui est propre. Les photographies en couleur sont exécutées en numérique et celles en noir et blanc en modulation argentique. Certains clichés sont accomplis en prise de vue aérienne. « J'aime prendre de la hauteur par rapport à moi-même et par rapport…

Marie Levêque, la suspension du moment

Du très réalisme à l’abstrait, elle explore le paysage, l’objet, le portrait et les scènes de vie quotidienne. Marie étudie la suspension du moment, ses rythmes, ses accidents et ses surprises temporairement immobiles.
Ses premières œuvres visitent la nature morte et le paysage avec une fascination particulière pour l’aspect changeant de ce dernier et son « instant T » qui fait vaciller la lumière, la représentation vers le moins figuré, devenant abstraction pure. Pour ses portraits, elle concentre le réel, recadre et évacue certains signes qui pourraient alimenter la dimension narrative, affinant une présence pure et simple. Sa série « Destinées » dépeint des portraits de personnages célèbres enfants ; David Bowie, Simone de Beauvoir, Serge Gainsbourg… Autant d’icônes qui ont imprimé le monde de leur créativité. Une façon de témoigner de l’égalité des chances et de la possession d’un potentiel qu'il convient à chacun de révéler. Exécuté entre douceur et apaisement, le diffus coha…

Jean-Louis Aucagos, archéologue de l'âme

Ses compositions photographiques laissent émerger la réapparition de traces, d’empreintes non identifiées. Elles accentuent l’effet de séparation de tout élément environnant en proposant une relecture troublante qui questionne l’immuable et l’éphémère.
Jean- Louis Aucagos se qualifie de « glaneur photographique. » A l’aide de son appareil numérique, il capte un détail insignifiant et en fait son acteur principal qu’il extrait d’un mur, d’une façade, d’un sol sans jamais définir de quoi il s’agit. Sans valeur ni identification, il déploie un répertoire de formes et de couleurs. Leur qualité commune réside dans l’extirpation de leur essence contextuelle. Il compose ensuite l’image qu’il habille très légèrement de contrastes et de lumières sur ordinateur, sans jamais mettre en scène. La captation se révèle par cheminement, par alchimie. Une respiration s’installe en creux et laisse percevoir la curiosité d’un ailleurs.
La représentation abstraite se donne à voir dans un autre espace, un a…

Valérie Muller, l’espace possible vers le bonheur

Son travail provoque un sentiment heureux, une invitation radieuse à apprivoiser un moment paisible et amusé.
Personnages joyeux, femmes oiseaux, bouquets de fleurs, intérieurs gais, extérieurs fantasques… Chaque élément cultive un potentiel de fable et l’art de faire sourire. Il peut signifier autre chose que ce qu'il montre. La réalité construite est remise en cause et liée à l’expérience hallucinatoire, du surgissement de l’image à la dissolution de son interprétation. La composition permet tous les troubles optiques et les astuces d’échelle. L’artiste relie ses représentations enchantées selon une technique d’accumulation très personnelle, tel un ruban qu’elle déroule sous l'influence narrative d’un surréalisme revisité.
La facture séduisante et colorée ouvre un champ de tonalités rayonnantes. Nous flottons, déracinés comme par magie dans la stratosphère de Valérie Muller. Elle utilise toutes sortes de papiers en blanc cassé sur lesquels elle mixte crayon à papier, feutres e…

Cyril Chanel, instantanés de vie

Ses peintures et ses dessins fusent comme des traits d’esprit. Il peint vite et abondamment avec toujours ce goût particulier pour l’allégresse et l’empathie.

Il y a dans les travaux de Cyril un répertoire hétérogène de sujets : des arabesques vraiment abstraites, des représentations figurées qui surgissent libres avec panache. Ce sont des fleurs, des petites sorcières, des smileys… Le plus souvent isolés comme suspendus dans un espace indéfini. Ses travaux balayent du plus flou au vraiment explicite, du suggéré au plus nommé. Cette relation entre le fond et la forme révèle la relation ambivalente entre la mémoire, le souvenir d’instants personnels vécus et l’imaginaire collectif.
« Les fleurs sont une métaphore de l'épanouissement de tout un chacun (e). Les personnages et les pictogrammes sont l'occasion d'exprimer ma joie de vivre. »

L’artiste peint dans sa salle à manger sans ordonnancement où l’espace est restreint. Ce qui explique probablement le choix de ses toiles d…