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Articles

Gabrielle Hollensett, une exploration de contrastes

        A qui la couronne ? L’œuvre de Gabrielle Hollensett se situe au croisement d’une sensibilité artistique brute et d’une réelle réflexion sociale. Artiste aux multiples facettes, elle explore diverses techniques, mais revient toujours à un mode d’expression qui reflète l’urgence de capturer l’émotion dans son état le plus pur. À travers son recours à des médiums variés — fusain, aquarelle, collage, peinture à l’huile et acrylique — elle manifeste une profonde liberté créative qui s’affirme dans l’abstraction.   Techniques et spontanéité : une quête de l’authenticité   Ce qui frappe dans sa démarche, c’est l’importance qu’elle accorde à la spontanéité. Elle refuse de retoucher ses œuvres, affirmant ainsi un refus catégorique de l’artifice. Ses compositions sur papier, réalisées dans un mélange décomplexé de peinture acrylique, de collage et de crayon, deviennent des terrains d’expérimentation où la suggestion prime sur la narrati...
Articles récents

MChartrie, « Du côté des jardins »

  Végétal   Dans sa série « Du côté des jardins » , MChartrie nous convie à une exploration fascinante de la nature, sous un regard à la fois intime et renouvelé.    Plus qu’une simple promenade visuelle, son travail incite le spectateur à revoir la nature dans toute sa richesse, sa diversité, et son potentiel créatif. Chaque œuvre est une invitation à redécouvrir le jardin comme un lieu vibrant de vie et de symboles, où chaque élément, chaque végétal, chaque fragment de paysage participe à une réflexion plus profonde sur la biodiversité et le temps.   Chez MChartrie , les jardins sont des lieux où se mêlent la culture, la mémoire et la métamorphose. Remplie d’une enfance passée parmi les fleurs et les plantes – un univers façonné par la profession de son père, horticulteur –, elle rend hommage à cette proximité avec la nature. Son regard ne se limite pas à une simple observation ; il capte l’essence de la nature en perpétuelle évolution, ...

Résonance originaire : les racines de Pascale Charrier-Royer

  Madame Bâ, 2023, huile sur toile, 146 x 89 cm Elles sont des symboles puissants de connexion, de croissance, de résilience et soulignent l'importance de rester fidèle à ses origines tout en évoluant. Les racines de Pascale Charrier-Royer invitent à une réflexion profonde sur l'essence même de l'existence humaine et de notre relation avec le monde qui nous entoure. « Cette série a été initiée par le fait que je sois devenue orpheline en novembre 2022. L’œuvre "Madame Bâ" est la première de la série, elle s’inspire du personnage du roman d’Erik Orsenna ; une femme qui porte en elle l'humanité tout entière. » Pascale Charrier-Royer captent la complexité organique des racines. A l’huile sur toile, elle dévoile leur empreinte de beauté, leur aspect tortueux, leur force cachée et leur capacité à s'ancrer profondément dans la terre tout en cherchant la lumière. Les nuances de luminosité et d'ombre jouent d’ailleurs un rôle crucial ...

Eva Vermeerbergen, des terres à explorer

Eva Vermeerbergen, série 1001 Montagnes Dans son atelier, elle travaille chaque jour sur des toiles libres de grands formats, clouées aux murs sur lesquelles elle transpose ses petites esquisses élaborées dans ses carnets ou sur papiers libres. Les sujets s'imposent à elle spontanément. La création est imaginaire, guidée consciemment ou inconsciemment par sa vie, son quotidien, ses voyages.   « Les voyages sont pour moi une source d'inspiration infinie. C’est l’évasion du quotidien, la découverte de nouvelles choses, des émotions fortes… C’est intarissable » affirme Eva Vermeerbergen. Des montagnes, des ponts, des châteaux de cartes, des natures mortes envahissent ses toiles. Autant de territoires qui se toisent, s’apprécient et se mesurent. Ces surfaces de création inédites s’arpentent librement. Elles nous rassemblent, nous transportent vers un ailleurs.   L’artiste additionne les horizons célestes et terrestres à la mine de plomb qui revient presque dans...

Yuichi Ono, une ode florale à la vie, à la beauté et à l'éphémère

  Dans la contemplation délicate d'un bouquet, Yuichi Ono raconte l'histoire du cycle éphémère de la vie. Son travail est une invitation à célébrer l'émerveillement qui se régénère inlassablement mais aussi la fugacité et la fragilité de la beauté qui, comme les fleurs, se fanent inévitablement.   « Mes bouquets de fleurs symbolisent des instants de vie. Les fleurs sont l’éternelle féminité et les signes de l’existence » confie-t-il.   Yuichi Ono peint à l’huile sur toile. Chaque pétale, chaque tige est orchestrée par sa main et pensé pour créer un équilibre figuratif saisissant. Ce jeu de lignes de force et de fuite en parfaite structuration est retranscrit avec la rationalité des perspectives. La restitution du réel est pour l’artiste essentielle.   Les fleurs s'épanouissent avec une diversité qui rappelle la richesse de notre environnement. Les tiges, s'entrelacent avec cette élégance naturelle, créant un mouvement fluide q...

Jean-Marc Pouletaut, l’art peut-il conjurer l’altération de la vision ?

« Je suis atteint d'une rétinite pigmentaire. Il y a cinq couches à l'intérieur de la rétine les pigments se trouvent sur la dernière couche du fond de l'œil. Ces mêmes pigments disparaissent tour à tour du fait de la fabrication d'une mauvaise protéine par l'ADN. Cela provoque un rétrécissement graduel du champ visuel. Je ne vois ainsi qu'une partie de la réalité. »   Tout se passe comme si la toile hypertrophiée était une correspondance plastique de la rétinite pigmentaire de l’artiste. La toile se décrypte comme un agrandissement de la vision. Tel un effet de zoom laissant apparaître la trame de la toile. Le processus de création de l’œuvre débute en 1988 à la Villa Arson à Nice où Jean-Marc Pouletaut est initié à la recherche en art contemporain, avant qu’il n’apprenne, en 1993, qu’il était atteint d’une rétinite pigmentaire. Par conséquent, dans ce cas présent, la correspondance plastique est un rapport inconscient entre la création artistique et la...

Michel Richard, l’art digital pour s’affranchir

Par procédé numérique, il s’affranchit des limites de l’art pictural traditionnel pour explorer des possibilités de créations inédites. Diplômé de l‘école des arts graphiques de Corvisart à Paris, Michel Richard est un amoureux du dessin et de la photographie depuis toujours. En 2019, il commence à se consacrer à l’art digital, un univers qu’il considère sans limites et qui lui permet de s’exprimer avec la plus grande liberté.   Ses travaux offrent une surface infinie où l'imagination peut s'épanouir sans entraves. Ils donnent vie à des mondes fantastiques peuplés de créatures qui déconstruisent le réel pour nous plonger dans des abîmes sans pareils.   Dans ce périple technologiquement transformé, des portraits métalliques aux tonalités magnétiques créent une déflagration de contrastes jusqu’aux nuances luminescentes. Les corps en mouvement apparaissent dans un processus de transition. L’artiste convoque une esthétique déstructurée du corps. Des figures, des f...