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Articles

Gabrielle Hollensett, en transit

  Le retour , huile sur toile, 162 x 130 cm Avec Gabrielle Hollensett , nous sommes les passagers clandestins, spectateurs d’un transit. Au bord de l’eau, sous des latitudes flottantes, prêts à lâcher prise pour élargir nos possibilités de perception. L’artiste fait appel à sa mémoire pour revivre des atmosphères visuelles et olfactives de sa région natale du Nord de la France. « Les rives de l'Escaut, les hauts fourneaux, l'ambiance industrielle, la dureté de la vie ouvrière, la tristesse… »  Autant de territoires authentiques et de sensations marquées où réside un imaginaire nourri. Là-même où s’entrelacent le marin et l’urbain, le naturel et le bitume, entre solidité et fragilité, entre forme fixe et instabilité. Cette déflagration des contrastes est soutenue par le regard sensible de Gabrielle . Elle revendique son attraction pour la ville, les ports, la mer qui selon elle sont des éléments fois...

J.L Manuel, l’imagination reprend ses droits

  Psychedelic circus, une grande majorité de singes refusent toujours de croire que l’Homme descend d’eux, huile sur toile, 165 x 55 cm Dans une veine surréaliste décalée, J.L Manuel laisse l’imagination reprendre ses droits afin de rejouer différemment le réel. Pour ce faire, il brouille les pistes entre l’impulsion et la distance, entre la tentative d’un récit et les appareils critiques de la dérision. L’artiste ne renie pas ses influences pour Dali, Magritte, Ernst, le précurseur fantastique Bosch ou encore d’autres artistes plus contemporains qui travaillent comme ces référents l’ambivalence du langage pictural. Dans son élan narratif, J.L Manuel f ait se télescoper corps, animaux, espaces et paysages. Ces représentations éparses constituent un champ de signes riches qui nous fait douter de ce que l’on regarde. Du surgissement de l’image à la dissolution de son interprétation, la réalité construite est remise en cause avec une ...

Rimvydas Pupelis, le chaos du destin

L'amour quand tu nous tiens 4, peinture à l'Huile, 90 x 100 cm  Il peint à l’huile et à l’acrylique sous le pseudo Muta. Une première pensée dicte son esquisse puis il fractionne et décontextualise pour proposer une véritable remise en cause de toute idée vraisemblance et de proportion. “Il m’arrive parfois de laisser libre cours à l’expression que j’appelle le chaos du destin.” Dans son agencement bouleversé, il trace les lignes, les courbes, pose les limites, créé son propre ordre. Il fait l’inventaire des errances, des hasards. Une manière de dompter la fuite et la persistance de l’inconnu qui s’appuie pourtant sur le réel. Car Rimvydas Pupelis travaille d’après des modèles vivants. « Les modèles enrichissent mon travail en formes et en couleurs, ce ne sont jamais les mêmes. A chaque fois ensevelis d’une lumière différente, ils donnent une multitude des nuances pour comprendre ce qu’est un homme et une femme. » La lumière devient matrice de la ...

Carole Fournet, Les mouvements de l’âme

  Revenir I , encre Sennelier, plume de verre, papier Fabriano 320 g, 84 x 54 cm Elle capture une présence qu’elle transforme en évanescence, s’écartant de la convention tout en respectant les valeurs académiques. Carole se prête au jeu de la référence, sans la citer. Ses modèles proviennent de différentes sources d’inspirations. Celles du Quattrocento, des musées tels que Le Louvre, Orsay, le musée Rodin, Versailles mais aussi les églises ou les cimetières du Père Lachaise, de Nice, de Venise et Rome . Car c’est avant tout l’attitude qui retient son attention. La posture qui tend vers l’intimité, faisant du corps un espace de questionnement. Les poses lascives et expressives revisitées des figures participent à un certain lyrisme. Elles expriment une nouvelle manière d’appréhender l’être ; « sa douleur, sa joie, son exaltation, quelques fois un sentiment caché… » Sous une forme libératrice de force...

Orlando Latour, au-delà du tourment

 La peinture d’ Orlando Latour est constituée d’une série d’apparitions qui semble s’effacer de la surface de représentation. Sa vision soluble, aussi figurée que déstructurée laisse présager la virulence d’un geste qui accueille le tourment et la survie. Il peint à l’acrylique des portraits de ses ancêtres imaginaires (lui qui n’en a pas), des figures de la peinture classique . Les couleurs se mélangent, se diluent et provoquent un effet entre statisme, vibration et disparition. Orlando ne revendique pas la fragmentation mais l’écrasement. « Il s’agit de créer un substrat presque organique, une matière dont on ne saurait dire s’il s’agit d’une chose écrasée ou d’un élément anatomique, je ne sais quel viscère. » Son geste exige la méthode mais assume les errances, le hasard et l’imprévu.  Le pli, acrylique sur toile, 2019, 73 x 60 cm Les silhouettes s’imposent au-delà du temps et des affres de l’Histoire. Les visages sont absorbés dans leur...

Paul-Yves Poumay, l’art pour changer la société

  Mister Nobody, terre cuite, 2014, 29x20x24 cm   « L’art s’impose à moi comme un besoin de subsistance, d’indignation envers les aberrations sociétales actuelles. » Les travaux de Paul-Yves Poumay explorent notamment les possibilités d'engager le public comme collaborateur dans le processus de création. Son œuvre se décline selon plusieurs techniques ; la peinture, la sculpture et la photographie. « Je propose un travail particulier, sans références et sans complexes. Idéologiquement, je mène peut-être le combat de Don Quichotte... » Avec humilité, générosité, humour et idéalisme, à l’image du héros de Cervantès, cet artiste a le souhait par l’acte artistique de dénoncer l’industrialisation financière, les injustices de notre société afin de construire un monde plus juste et plus durable pour tous les vivants. Son initiative collaborative se réalise sous forme d’un appel aux dons pour acq...

Jaja, l’ère des êtres connectés

  Echange - 81 x 65 cm - 2019@Jaja/ADAGP 2019 Fidèle à la rue où elle puise son esthétique contextuelle, Jaja joue avec les anecdotes des passants munis de leurs smartphones. L’architecture urbaine est sa surface d’expression, les passants ses sujets. Jaja reste fidèle à son modus operandi et demeure une artiste Street-art inspirée par l’univers digital. De ses déplacements constants, elle saisit l’immédiateté de situations et d’attitudes liées à l’objet technologique. Pour cette série intitulée Le smartphone notre compagnon , les prises de vues capturées au hasard de ses déambulations sont modulées et transformées par la couleur à l’acrylique sur toile, laissant apparaître en filigrane une allure, un comportement. « Seule la posture m’intéresse (…) J’aime photographier la rue depuis toujours. Les personnages avec leurs smartphones se sont naturellement imposés. » Une atmosphère particulière se diffuse et se prête à l’interprétation ...